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Blanche Neige et les 77 nains
En ce moment lorsque nous allons à la médiathèque, nous aimons bien emprunté des livres dans la section des contes. Il y a les contes classiques que Colombe (3 ans 1/2) et Petit O’ (21 mois) découvrent avec plaisir. Et il y a les contes revisités que j’adore emprunter car ils sont souvent revus avec beaucoup d’humour ! C’est en cherchant dans cette section que je suis tombée sur cette pépite : Blanche Neige et les 77 Nains ! Oui 77 vous avez bien lu !
L’histoire commence tout à fait normalement. Blanche Neige ère dans le bois et trouve la maison des nains comme refuge. Mais cette fois, il n’y a pas 7 mais 77 nains ! Blanche Neige est de nature serviable et elle propose son aide aux petits habitants de son nouvel abri. Mais faire la cuisine, la lessive, le ménage et gérer le quotidien de 77 personnes n’est pas de tout repos. Blanche Neige s’épuise peu à peu et lorsque la sorcière arrive avec sa pomme empoisonnée…
Chut ! Je ne vous dis rien !
Nous avons beaucoup aimé ce livre. Enfin… surtout moi ! Je me suis vraiment reconnue dans cette pauvre Blanche Neige qui se plie en 4 pour satisfaire les besoins de chacun et qui fait passer les autres avant elle. Quelle maman n’a pas eu l’impression de ne faire que s’occuper de sa famille et de ne plus avoir un moment pour elle ? Quelle maman n’a pas eu un jour l’envie de tout plaquer juste pour aller dormir ? Ce livre a été pour moi l’occasion de parler avec Colombe de ma condition de maman et du fait que j’ai parfois besoin qu’on s’occupe de moi aussi (du moins qu’on m’aide).
La fin est pleine d’humour et fait plaisir à lire ! On s’identifie facilement à Blanche Neige et finalement on aimerait bien prendre ça place ! Ce livre est à mettre entre les mains de toutes les mamans fatiguées (et de leurs enfants !)
Davide Cali, Raphälle Barbanègre, Blanche Neige et les 77 Nains, ed. Talents Hauts
Cet article est ma participation à Chut les enfants lisent, le rendez-vous du blog Devine qui vient bloguer ?
DIY : le planning Chenille qui fait des trous
Voilà un mois que Colombe a commencé l’école, et le rythme qui change quasiment chaque jour n’est pas facile à comprendre pour une si petite fille. Je lui ai donc fabriqué un planning reprenant toutes ses activités de la semaine afin qu’elle parvienne à mieux se la représenter. Si vous nous avez suivi cet été, vous savez qu’entre les chenilles et nous, c’est une longue histoire, mais que même si elle nous grignotent nos plantations, au fond nous les aimons bien ! Alors tout naturellement, nous avons choisi de réaliser un planning La chenille qui fait des trous, inspiré du célèbre livre d’Eric Carle.
Matériel nécessaire :
- Une feuille A3
- Plusieurs feuilles A4
- Une plastifieuse
- Une paire de ciseaux
- De la super glue
- Des bandes velcros
Réalisation :
J’ai quadrillé la feuille A3 afin d’y faire 7 colonnes et 6 lignes. Sur la première ligne, j’ai écrit le nom des jours et j’ai dessiné les fruits que la chenille mange chaque jour dans le livre (le lundi : une pomme, le mardi : 2 poires…). Sur la deuxième ligne j’ai collé une frise que Colombe a faite avec ses empreintes de doigts et qui rappelle les motifs du livre. J’ai ensuite plastifié la feuille A3 et sur les 3ème, 4ème, 5ème et 6ème ligne j’ai collé des bandes velcros. Ces lignes représentent le matin, le midi, l’après-midi et le soir.
Sur des feuilles A4 j’ai dessiné les activités correspondant à la journée de Colombe : Une maison, son cartable (pour symboliser l’école), des couverts et une assiette, et une clé de sol (pour le cours de musique). Les enfants ont aussi fait des petites chenilles avec les empreintes de leurs doigts de pieds. J’ai découpé tous les dessins, les ai plastifiés et j’ai collé un morceau de velcros au dos des symboles activité, et un aimant puissant au dos des chenilles !
Le planning Chenille qui fait des trous terminé, je l’ai accroché sur le frigo à l’aide d’aimants en forme de feuilles que j’avais faits en pâte fimo il y a des années, et j’ai ajouté quelques aimants papillons acheté il y a longtemps !
L’utilisation de notre planning “chenille qui fait des trous”
Si la rentrée des classes s’est plutôt bien passée et que Colombe aime aller à l’école, elle a eu du mal à comprendre l’organisation au départ. Chaque midi après manger, elle ne comprenait pas pourquoi elle devait retourner à l’école puisqu’elle y était déjà allée dans la matinée ! C’est pourquoi j’ai inclus une ligne “midi” sur son planning. Cela lui permet de visualiser cette coupure et de comprendre quel jour elle devra retourner à l’école après manger. Si j’ai fabriqué la chenille correspondant à Petit O’ c’est pour que Colombe visualise les jours où il est à la crèche et ceux où il reste à la maison (il me reste encore à fabriquer les symboles correspondant à la crèche).
Colombe adore son nouveau planning. Elle déplace la petite chenille chaque soir, ce qui nous donne l’occasion de parler de l’organisation de la journée du lendemain. Et parfois dans la journée, nous déplaçons la chenille vers le bas de la colonne par exemple pour rappeler que nous sommes à l’heure du déjeuner et qu’ensuite nous repartirons pour l’école !
Alors, notre planning vous plaît ? Et sinon comment vous trouvez mon frigo ?
DIY : la boîte à boutonner
Aujourd’hui, j’ai ressorti pour Petit O’ (20 mois) un petit jouet que j’avais fabriqué il y a plus d’un an pour ma Colombe. Il s’agit d’une boîte à boutonner. Avant 3 ans, ça n’est pas facile de mettre des boutons, mais s’entraîner à le faire est souvent une activité qui passionne les petits. Comme en plus cela leur fait travailler la motricité fine de manière incroyable, c’est un exercice qu’on ne peut qu’encourager. Pour éviter que Colombe ne passe son temps à boutonner et déboutonner ses vêtements, j’ai voulu lui fabriquer un jeu à la fois utile et facile à emporter avec soi. J’aurai pu lui fabriquer un cadre de boutonnage, mais si c’est un jouet super pour la maison, je le trouvais un peu encombrant pour les sorties. Sur Pinterest, j’avais repéré des activités comme le serpent de Cécé From Aix, mais je trouvais qu’il manquait une petit boîte de rangement pour rendre le jeu transportable. J’ai donc adapté l’idée pour en faire une belle boîte à boutonner !
Le Matériel :
Comme souvent avec moi, vous n’aurez pas besoin de grand chose pour ce DIY. J’aime la récupération et la revalorisation et je m’y efforce au maximum !
- une petite boîte facile à ouvrir et fermer, même pour un enfant (j’ai utilisé une boîte plat préparé pour bébé)
- un ruban
- un gros bouton (adaptez la taille à l’âge de l’enfant)
- quelques chutes de feutrine (tissu résistant et qui ne s’effiloche pas !)
- une paire de ciseau
- du fil et une aiguille
La réalisation :
Cousez le bouton sur une des extrémités du ruban. Faite une entaille au cutter dans le fond de la boîte, passez l’autre extrémité du ruban et faites un nœud à l’extérieur et un autre à l’intérieur pour que le ruban ne glisse pas. Découpez des petits carré de feutrine et faites y une boutonnière en son centre à l’aide d’un cutter. Et voilà ! La boîte à boutonner est prête !
Le jeu :
J’ai donné ce jouet à Colombe alors qu’elle avait un tout petit peu plus de 2 ans. Elle n’a pas réussi à boutonner et déboutonner tout de suite (sinon, le jeu n’aurait eu aucun intérêt d’ailleurs !). Elle a souvent tiré, m’a souvent demandé de le faire à sa place (en observant bien mes gestes), puis elle a commencé à comprendre de quelle manière elle devait s’y prendre. Elle a d’abord réussi à déboutonner, puis quand son geste s’est affirmé, elle a su boutonner. Cette petite boîte à boutonner nous a souvent accompagnée dans nos déplacements. Elle a bien occupée Colombe dans les salles d’attente ou parfois dans le bus, et bien évidemment en voiture !




Petit O’ n’arrive pas encore à boutonner ou déboutonner, mais son geste est plutôt bon et je sens que cette boîte va l’occuper un petit moment !
Alors, cette petite boîte à boutonner vous tente ? Vous avez des astuces pour apprendre aux enfants à mettre leur boutons ?
Hamburgers à la figue – nos recettes pour recevoir
Je suis très gourmande. J’aurais bien du mal à déterminer mon plat préféré, mais le hamburger fait partie des mieux placés ! J’adore tester de nouvelles recettes, et le hamburger du week-end est presque devenu une tradition ! Cet été, j’ai été très inspirée par un fruit de saison que j’adore : la figue !
Ingrédients (pour 3 Hamburgers)
Pour le pain (si vous le faites vous même)
- préparation pour brioche
- 2 figues séchées
Pour la garniture
- un beau pavé de rumsteak
- un oignon
- quelques feuilles de salade
- 20 cl de crème fraîche liquide
- une figue séchée
- de la moutarde à l’ancienne
- pour les plus gourmands, ajoutez une tranche de fromage
Recette
Le pain
Je fais mon pain moi-même depuis que j’ai une machine à pain, mais bien évidemment, vous pouvez acheter des pains à hamburger déjà fait, la recette n’en sera pas moins bonne. J’utilise une préparation pour brioche dans laquelle je n’ai qu’à rajouter le lait et le beurre. Je ne vais donc pas vous expliquer la recette de la brioche. Pour les pains de mes hamburgers, j’ai ajouté à la pâte mes deux petites figues séchées coupées en petits morceaux, puis j’ai mis le tout dans la machine à pain (programme pétrissage sans cuisson).
Une fois la pâte pétrie et levée, j’ai confectionné 3 boules que j’ai mises à cuire. Puis, quand elles ont bien doré, je les ai sorties du four et les ai coupé en deux.
Les hamburgers
Faire cuire le pavé de rumsteak selon la cuisson voulue. Une fois cuit, laissez-le reposer quelques minutes, puis coupez-le en très fines lamelles. J’utilise du rumsteak pour sa tendreté : une fois coupé en lamelle vous n’aurez pas plus de mal à le manger qu’un steak haché, mais son goût est bien meilleur !
Dans une casserole, faire revenir les oignons coupés en lamelles. Sortez-les de la casserole et sans la nettoyer, verser la crème fraîche et la figue coupée en petits morceaux. Laissez cuire quelques minutes à feu très doux pour que la figue diffuse son parfum dans la crème, mais sans laisser la crème réduire. Salez, poivrez.
Assemblez le hamburger :
- badigeonnez le pain avec la sauce à la crème
- disposez les oignons
- disposez les lamelles de viande
- placez quelques feuilles de salades
- badigeonnez le pain du dessus avec avec de la moutarde à l’ancienne
Eh voilà ! C’est prêt ! Je vous avoue que rien qu’en rédigeant cet article, j’ai très envie de me refaire ces hamburgers à la figue ! Et vous ? Ça vous fait envie ?
Cet article est ma participation au rendez-vous “Nos recettes pour recevoir” du blog Féelyli
Jouer à coller et décoller du washi tape
J’ai l’impression que cela fait une éternité que je n’ai pas proposé d’activité pour les enfants sur le blog ! Il faut dire que depuis la rentrée des classes notre rythme a bien changé et qu’avec la fatigue, nous privilégions la lecture ou le jeu “libre” à la maison. Mais mon Petit O’ (20 mois) est tout de même en demande car il passe beaucoup de temps seul maintenant. C’est en le voyant essayer de décoller méticuleusement le washi tape qui fixe les dessins sur les murs de la chambre que j’ai eu l’idée de cette activité !
Le matériel :
- un plateau en plastique
- du wahi tape, plein de rouleaux différents pour varier les couleurs et les motifs
Le Jeu :
Lorsque j’ai proposé ce plateau à Petit O’, il se l’est approprié tout de suite. Enfin, juste le temps d’un petit regard approbateur de ma part car c’est paradoxale de lui interdire de toucher au washi tape sur les murs et de lui permettre sur ce plateau. Il a tout de suite essayé de décoller les premiers scotch, et y est parvenu sans problème !
Il a alors voulu recoller les morceaux de washi tape sur le plateau, mais la tâche s’est avérée bien plus difficile ! Il posait le morceau sur le plateau, mais bien évidemment le morceau restait collé à son doigt. Il a alors essayé de le passer d’une main à l’autre puis de le reposer sur le plateau, mais ça n’était pas non plus très concluant. Finalement, après plusieurs minutes de concentration (il m’a impressionnée !) il a attrapé les 2 extrémités du morceau de washi tape et l’a coller délicatement sur le plateau ! Il fallait voir la satisfaction dans son regard après ça et dans mon regard l’admiration béate de la maman complètement gaga !
Ce jeu l’a bien occupé et il y a passé 20 bonnes minutes la première fois (et un peu moins les fois suivantes). Colombe (3 ans 1/2) a aimé aussi jouer avec le plateau, même si elle finissait souvent par se coller un morceau de scotch en guise de pansement sur un bobo imaginaire ! Et à ma grande surprise, le plateau plaît aussi au plus grands ! Le fils d’une amie (un petit garçon de 6 ans) s’est tout de suite mis à jouer avec lorsqu’il l’a vu. Il a construit un magnifique château aux airs un peu japonais, et m’a précisé qu’il avait mis des scotchs jaunes pour les fenêtres, car j’avais mis des scotchs gris, alors la lumière était éteinte dans ma maison ! Voilà un détail dont je me souviendrai la prochaine fois !
Le washi tape a bien vécu, et après une semaine d’utilisation, je viens de ranger le plateau. Mais cette activité est tellement simple à réaliser que je la proposerai de nouveau aux enfants ! Elle stimule la motricité fine (idéal pour les petits), mais aussi l’imagination. Et l’explication des créations par les enfants est toujours un moment de partage magique pour les parents ! D’autant que maintenant je sais qu’elle plaît à tout âge !
Et pour la petite histoire : Petit O’ continue de retirer les washi tape qui tiennent les dessins sur les murs de la chambre !
Purée de Cochons – Chut les enfants lisent
Vous connaissez les 3 petits cochons ? Le conte a été revisité de nombreuses fois, mettant souvent en scène des petits cochons bien farceurs et un loup souvent bêta. L’histoire racontée dans Purée de cochons ne fait pas exception, mais elle va plus loin ! Cette fois le grand méchant ne s’est pas retrouvé pris au piège de la maison de briques, mais il a bel et bien réussi à capturer les 3 petits cochons ! Il rentre alors chez lui et a pour idée de se cuisiner une bonne purée de cochons pour fêter cette belle prise !
Mais voilà : une fois dans la cuisine, alors qu’il s’apprête à commencer sa recette, les petits cochons qui ont plus d’un tour dans leur sac et qui ne sont pas prêts à se laisser manger, vont le faire douter. S’apercevant que le loup ne sait pas lire, car “la lecture c’est bon pour les chouettes à chignon”, ils vont l’envoyer chercher des ingrédients tous plus farfelus les uns que les autres, afin de gagner du temps.
Le loup part donc chercher ce qu’il lui faut pour sa recette, visitant les autres animaux de la forêt. Tous l’encourage à apprendre à lire, lui disant que ça lui serait très utile, mais le loup ne veut pas ! Bon gré mal gré, il se retrouve finalement sur les bancs de l’école entouré d’autres animaux et personnages de contes. Apprendra-t-il a lire ? Que vont devenir les petits cochons ? Ah non ! Je ne vous dit rien, il faudra lire le livre !
Colombe (3 ans 1/2) a adoré cette histoire et s’est prise d’affection pour le loup. Ça n’était pourtant pas gagné d’avance car elle a généralement très peur des loups et ne veut pas lire les histoires qui les concernent. Mais ce loup est attachant, on a un peu de peine à le voir se faire tourner en bourrique par les petits cochons et on admire son courage une fois sur les bancs de l’école. L’histoire montre l’intérêt d’aller à l’école et d’apprendre par soi-même, mais aussi que tout le monde peut apprendre.
L’histoire se passe dans un monde de contes, on retrouve des personnages tels que le Petit Chaperon Rouge, Peau d’âne ou le Chat Botté, et certaines références ne manqueront pas de faire sourire les parents. Le texte est écrit avec beaucoup d’humour, les sonorités sont travaillées et la graphie suit le mouvement des dessins. Les illustrations sont très originales et colorées, elles apportent beaucoup au dynamisme de l’histoire !
Au-delà de la belle découverte littéraire, un détail m’a frappé dans ce livre. Sur le 2ème de couverture se trouve des indications quant au bilan carbone du livre. Didier-Jeunesse s’est engagé à respecter certaines normes pour le respect de la nature, et a même créé un site pour expliquer sa démarche : Didierjeunesse-durable. On y trouve des informations sur les réglementations françaises et internationales, des informations sur les types de papiers utilisés et même un outil pour calculer l’impact du livre sur l’environnement. Il suffit de rentrer le chiffre indiqué dans le livre pour savoir que son impact carbone correspond à x minutes de télévision ou encore x km en TGV… Pour Purée de Cochons le calcul était simple puisque son bilan carbone est de 0g eq. CO2 !!! Alors bravo à cette maison d’édition qui s’engage pour la planète !
Stéphane Servant, Lætitia Le Saux, Purée de Cochons, ed. Didier-Jeunesse, 2016 (12,50€)
Cet article est ma participation à “Chut les enfants lisent” du blog Devine qui vient bloguer ?
Feuilles d’automne – À travers leurs yeux d’enfants…
Voilà, ça y est, on est le 20 septembre et mon rendez-vous À travers leurs yeux d’enfants… débute enfin ! Si vous saviez comme je suis excitée à l’idée de lancer ce rendez-vous !!! Pour cette première fois, j’ai choisi le thème “feuilles d’automne”. Il me fallait un sujet facile à comprendre même pour les plus jeunes enfants et je souhaitais un thème en rapport avec la saison. Comme demain, c’est l’automne, le thème n’a pas été si difficile à trouver ! Mais je n’avais pas pensé que la météo nous jouerait des siennes ! En effet, partout en France, l’automne n’a pas vraiment pointé le bout de son nez et les températures sont restées très chaudes. Au point que du Nord au Sud, vous m’avez toutes dit avoir eu du mal à trouver des feuilles jaunies ! Bon, on ne va pas se plaindre du beau temps, mais tout de même ça n’arrange pas notre affaire !
Nos feuilles d’automne
Lors de nos promenades, j’ai scruté la moindre petite touche de jaune sur le sol, mais rien à part des pissenlits. Et un jour, j’ai eu comme une révélation (oui je prends ce rendez-vous très à cœur !) devant un arbre qui avait pris une belle teinte rouge-orangé. Ses couleurs m’ont fait pensé à l’été indien (oui, je sais, vous aussi vous allez avoir la chanson dans la tête toute la journée ! Non ? Ah bah maintenant si !). Après avoir montré cet arbre à Colombe et lui avoir expliqué que ses feuilles avaient pris cette jolie couleur à l’approche de l’automne, je lui ai proposé d’en faire notre sujet pour ce rendez-vous, ce qu’elle a accepté !
Comme à chaque fois que je la laisse prendre des photos, Colombe a mitraillé son sujet. Un peu comme pour en faire le plus possible tant qu’elle a l’appareil dans les mains. La première photo est issue d’une longue série ! Le doigt sur l’objectif apparaît sur toute cette série. Pour prendre ces photos, je confie mon téléphone portable à Colombe, mais la prise en main n’est vraiment pas facile pour elle. Le Père Noël apportera un appareil photo à Colombe : il existe maintenant des modèles destinés aux enfants, adaptés à leurs petites mains et qui résistent bien au chocs. Mais c’est un gros cadeau, alors nous attendrons cette occasion ! Je trouve que le cadrage est plutôt réussi : alors que nous faisions face à l’arbre (et étions très près), Colombe s’est tournée d’elle même vers le chemin, là où était la lumière. J’aime beaucoup ce mélange des couleurs entre cet arbre rouge et les autres encore bien verts.
La deuxième photo a été prise juste avant de partir. Lors de nos promenade, nous marchons souvent au rythme des fourmis (littéralement : on s’arrête, on regarde les fourmis, on les suit et quand elles font demi tour ? Bah on n’est pas arrivés !) et Colombe observe le sol. Comme l’arbre a déjà perdu beaucoup de feuilles, Colombe a voulu prendre en photos celles qui étaient au sol et pour une fois il n’y a pas de doigt sur l’objectif !
Vos feuilles d’automne
On inaugure ce rendez-vous avec Extraordinaire Maman Pivert et son petit Poussin qui a non seulement observé la nature, mais aussi fait une jolie mise en scène.
Mon Joli Petit Bureau est allée jusqu’au Mexique avec Ethan et Emmy pour trouver l’automne !
Je ne suis pas une super maman… mais j’y travaille a laissé Lapinette libre d’interpréter le thème, ce qui donne une photo inattendue mais très poétique !
Ma vie de maman louve et son Louveteau se sont essayés au Land Art.
Souris… Maman et son Filou nous emmènent faire une chasse au trésor en forêt.
Nous partons à la recherche de l’automne (qui s’est bien caché) avec Impression de Liberty et sa grande.
Maman Fatiguée et son Petit Chou sont allés scruter le moindre détail pour trouver quelques couleurs automnales.
Bambin et Escarpins et son bambin découvre la douceur de l’automne dans le Sud.
Feuilles mortes et paillettes associées par Harmonie sont à retrouver chez Rêves de Fripouilles !
Maman Jujus , avec M. H et M. T étaient tellement enthousiastes qu’après 2 belles séries de photos, ils ont continué l’activité à la maison !
Méli mélo de ma vie ou plutôt Crevette nous partage les couleurs de l’automne, et Crevette nous a fait une petite mise en scène !
Chez les broutilles de nanou, Monsieur T et Monsieur J nous font découvrir les feuilles d’automne directement sur l’arbre !
Et enfin, Anne-Claire et son petit photographe ont ramassé des feuilles qu’ils ont ensuite plastifiées et accrochées sur la vitre. Avec un feutre spéciale, le petit artiste a dessiné des arbres, et voilà un beau décor d’automne pour la maison ! Voyez plutôt ! (je vous publie cette participation ici puisqu’Anne-Claire n’a pas de blog)
Je tiens à remercier encore une fois tous les participants. Cela me touche qu’autant de personnes aient pris part à ce tout nouveau rendez-vous ! Le sujet n’était pas facile car les températures sont restées très douce partout en France, et aujourd’hui encore, à la veille de l’automne, les feuilles mortes restent rares. Mais il nous a permis d’observer la nature plus en détail, et nous avons été nombreux à être surpris de constater que la couleur des feuilles commence déjà à changer sur les arbres, même si cela reste discret ! Cela nous aura un peu rapprochés de la nature !
Je suis également heureuse de voir que les enfants s’impliquent beaucoup et qu’ils réfléchissent à la manière de faire la plus jolie photo, la meilleure mise en scène. Certains ont déjà conscience des aspects techniques et y prête attention ! Leur application me touche énormément !
Le prochain rendez-vous
Le prochain rendez-vous aura donc lieu le 20 octobre et le thème sera toujours proche de la nature puisqu’il s’agira des “Halloween”. J’espère que ce thème inspirera vos petits ! À vos appareils photos !
Enceinte et végétarienne
Quoi ? La famille À Dada ! va s’agrandir ? Et en plus ils ont décidé de ne plus manger de viande ? Mais qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Bon, je vous avoue tout : ceci n’est pas une annonce de grossesse ! Je n’ai pas non plus décidé d’arrêter de manger de la viande (même si dans les faits j’en consomme très peu). Enceinte et végétarienne est le titre du dernier livre que j’ai lu ! Lire un tel livre quand on est ni enceinte, ni végétarienne peut surprendre. Mais ma consommation de viande est très limitée, alors je cherche toujours des informations pour être sûre de manger équilibré. Et comme je n’exclue pas la possibilité d’une prochaine grossesse, j’ai trouvé le sujet pertinent. En effet, lors de mes deux grossesses, ma consommation de viande a toujours augmenté. Je me sentais fatiguée, mes taux de fer était assez bas, et j’éprouvais souvent un dégoût profond pour les légumes verts ! Alors je me suis tournée vers la viande. Mais pour une prochaine grossesse, j’aurais toutes les astuces pour ne pas retomber dans cette surconsommation !
Être végétarienne, qu’est-ce que c’est et pourquoi je le suis (presque)
Le livre commence par la définition des termes “végétariens”, “végétaliens” et “végans”, en insistant sur le fait que cette définition est souple. Ces modes de vie ne sont pas des dogmes que l’on doit respecter aveuglément. Il n’y a pas de règle édictée et chacun adapte ses pratiques en fonction de ses convictions et de son ressenti. Si vous connaissez des végétariens/ végétaliens/ végans, vous savez certainement que tous n’ont pas les mêmes limites. L’auteur d’Enceinte et végétarienne, Hélène Defossez a une véritable ouverture d’esprit et écrit sans jugement ni volonté d’embrigader son lecteur dans un certain mode de vie. C’est ce que j’ai apprécié en premier dans ce livre : il n’y a aucun jugement et tous les modes de vie sont tous pris en considération avec autant de soin.
Alors selon les termes du livre, je suis effectivement “presque” végétarienne. Il peut se passer plus d’une semaine sans que je manque de viande, alors je prends en compte cette quasi-absence de protéines animal dans mon régime alimentaire.
“Être enceinte et végé, est-ce bien sérieux ?”
Je reprends ce titre utilisé dans le livre, car je suis certaine que beaucoup d’entre vous se posent la question. Enceinte et végétarienne y répond (par l’affirmative, bien sûr) sur une vingtaine de pages. Ce chapitre aborde la question de l’équilibre alimentaire et des moyens de ne manquer d’aucun nutriment sans pour autant aller à l’encontre de ses convictions. Chiffres l’appui , Hélène Defossez nous prouve qu’il est tout à fait raisonnable de rester végé pendant sa grossesse. Elle va même jusqu’à expliquer des études (sérieuses et récentes) qui valide le régime végétarien pendant la grossesse. Et s’il y a des risques de carence dans un régime végé, ils sont plus une question d’équilibre alimentaire que de régime alimentaire. Le livre rappelle d’ailleurs que l’équilibre alimentaire des omnivores n’est pas toujours irréprochable et qu’au lieu de carences ont y trouve souvent des excès.
On trouve de nombreux conseils pour manger équilibré mais aussi pour gérer les désagréments qui peuvent s’inviter pendant une grossesse. Et la question est étudiée ! Rappelez-vous, un peu plus haut je vous ai parlé de l’aversion que j’ai eu pour les légumes verts pendant mes grossesses. Celle-ci m’a toujours étonnée car aucun des livres que j’ai lu n’en parlait. Enceinte et végétarienne aborde le sujet, et d’un coup je me suis sentie moins seule !
Enfin, on trouve une partie très intéressante intitulée “rassurer ses proches”. Cette partie reprend les principales questions auxquelles une femme enceinte et végé devra faire face, et y apporte des exemples de réponses qui devraient satisfaire l’interlocuteur sans le vexer. Je trouve l’idée de cette partie très bonne, car les végétariens sont souvent soucieux de leur équilibre alimentaire (ok, certains font n’importe quoi, mais certains non végé font aussi n’importe quoi, il y a des idiots partout) et ils savent généralement ce qu’ils font. Mais l’entourage non végé a souvent peur, et cette peur est décuplée quand des enfants sont en question. Ce chapitre (et le chapitre de témoignage à la fin du livre) accompagne la femme enceinte et végé dans son rapport avec les autres.
Au-délà de la grossesse
Parce qu’être végé, c’est souvent avoir aussi une fibre écolo, le livre parle de matériel de puériculture sain et respectueux. Parce qu’être enceinte et végétarienne implique l’arrivée d’un bébé qui sera sûrement lui aussi végé, le livre propose ses astuces et son expérience pour permettre une croissance saine tout en respectant ce mode de vie. Outre les chiffres et études, vous trouverez de nombreuses recettes et même une idée de menu sur une semaine ! Tout au long du livre, Hélène Defossez nous offre une étude sérieuse et documentée, mais elle nous livre également sa propre expérience de femme et de mère végétarienne. Elle nous offre ses conseilles comme le ferait une bonne copine qui serait déjà passé par là. Mais attention, pas comme la copine qui sait tout et qui vous rabâche des “tu devrais faire ci…” ou des “si tu faisais ça…”. Non, elle nous livre des pistes, nous parle de ce qui a fonctionné pour elle, nous propose des solutions sans jamais prétendre au miracle et en concevant toujours que ses propositions peuvent ne pas correspondre à certains. Bref, son ton est honnête, sans jugement et vraiment bienveillant !
Je tiens à souligner également la qualité des illustrations de Marie Crayon. Elles sont drôles et pleines de fraîcheur !
Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup apprécié ce livre et je le recommande à toutes ! Oui ! Oui ! À toutes (et tous d’ailleurs) ! Si vous n’êtes ni enceinte, ni végé, vous pourriez tout de même apprendre beaucoup sur les risques et les bienfaits dans l’alimentation. Si vous êtes enceinte mais pas végé, il peut vous donner de bonnes astuces pour lutter contre les maux de la grossesse. Si vous êtes enceinte et végé, bah il est pour vous ! Et si vous êtes végé et que vous savez déjà tout sur la question ? Offrez-le à votre belle-mère, elle vous lâchera sûrement un peu la grappe après cette lecture !
Hélène Defossez, Enceinte et Végétarienne, ed. Terre Vivante
Prix 19 €
Détail à noter : Les éditions Terre Vivante, soucieuses de l’environnement, ont fabriqué ce livre avec une pâte à papier produite écologiquement en Europe, et elles l’ont imprimé en France.
Merci aux éditions Terre Vivante pour l’envoi de ce livre plus qu’instructif !
Concept – 1,2,3, jouez
Parce qu’il n’y a pas que les enfants qui ont le droit de jouer, mon amie Maman & Pipelette nous invite chaque mois à vous faire découvrir un jeu de société. Ce mois-ci j’ai choisi un jeu qui a déjà connu un grand succès et qui a d’ailleurs gagné l’As d’or au Festival International des jeux de Cannes en 2014 ! Ceux qui le connaissent auront bien sûr reconnu l’excellent Concept !
Le matériel
- 1 plateau d’icônes universelles
- 5 séries de pions (une séries verte composée d’un pion vert “concept principal” et de 10cubes de même couleur et de 4 séries (bleu, rouge, jaune, noir) composées d’un pion “sous-concept” et de 8 cubes pour chaque couleur)
- 110 cartes Concept avec chacune 9 concept sur 3 difficultés différentes.
- des jetons points (simple et double)
- 4 aides de jeu
- 1 bol de rangement
Le but du jeu
Le jeu est incroyablement simple : on tire une carte Concept et on choisit un concept à faire deviner aux autres joueurs. Pour le faire deviner, pas besoin de parler : on utilise les pions “concept principal” et “sous-concept” que l’on pose sur les icônes présentées sur le plateau, et on affine en posant des petits cubes. Pour mieux comprendre, voici un exemple en image !

La règle du jeu est assez libre car le but de Concept est de s’amuser. On peut choisir de ne pas prononcer un mot, ou d’acquiescer quand les joueurs sont sur la bonne voie, ou même de donner quelques indices. Le joueur qui a deviné gagne un point double, et le joueur qui a fait deviner un point simple. La partie se termine lorsque 12 jetons point double ont été gagnés, et le joueur qui a le plus de points a gagné. Mais ici nous ne distribuons pas les points pour 2 raisons. D’abord parce qu’on trouve que les parties sont trop courtes quand on les distribue ! Et oui, chez les À Dada ! quand on sort Concept c’est pour y jouer pendant des heures ! La deuxième raison réside dans le fait que nous y jouons un peu en coopération : les joueurs qui doivent deviner finissent toujours par s’échanger des idées, faire le point ensemble… On félicite toujours le joueur qui a trouvé la réponse, mais généralement sa réponse est le fruit d’un raisonnement commun.
Comme je le disais, Concept est un jeu auquel nous jouons beaucoup. Nous adorons les jeux de société et spécialement les jeux qui demandent une réflexion, et c’est le cas de Concept. C’est aussi un jeu qui va au-delà des langues. Nous avons eu l’occasion d’y jouer avec une amie qui ne parle pas beaucoup le français : munie de son petit traducteur pour d’éventuelles vérifications, elle a joué avec nous et a deviné et fait deviner sans problème !
Et si on jouait à Concept avec les enfants ?
Colombe (3 ans 1/2) nous voit souvent jouer à Concept et elle est très attirée par ce plateau de jeu aux jolis dessins colorés. Elle nous voit poser nos petits pions et nos cubes et le jeu lui paraît simple. Alors elle veut prendre part au jeu et parfois elle s’installe avec nous et nous débite une liste de mots pris au hasard en espérant donner la bonne réponse. Le jeu est conseillé à partir de 10 ans, et je pense que cette limite est réaliste. Lorsque Colombe donne ses réponses, nous la félicitons toujours, mais elle n’arrive pas à lier les images ensemble, alors ce qu’elle nous dit est généralement bien loin du concept à trouver !
Mais comme elle a très envie de jouer, je lui ai inventé 2 règles de jeu accessibles pour son âge.
La première est simple : je lui demande juste de me montrer où se trouve telle ou telle chose. Le plateau de jeu montre un panel de concept très large, alors on révise aussi bien le vocabulaire des couleurs, des transports, du corps, de la météo, des formes… On peut demander à l’enfant de trouver une icône en particulier (sur la photo j’ai demandé à Colombe de trouver la nuit) ou alors de trouver un détail (j’aurais pu lui demander de trouver une étoile, Colombe m’aurait montré la même image, mais également l’image “étoile” dans la section “formes”).
La deuxième est un peu plus compliquée : je lui demande de me désigner tous les mots qu’elles voient et qui appartiennent à un champ lexical donné. Par exemple sur la photo, je lui demandais de me montrer les parties du corps. Elle s’est bien évidemment dirigée vers la section “corps” du plateau, mais elle pouvait aussi désigner les parties du corps des personnages représentés sur les premières icônes du plateau !
De tous les jeux de société, Concept est celui auquel je joue le plus ! L’idée est simple, mais très efficace. Le jeu garantit un bon moment, des fous rires, et aussi quelques tortures cérébrales ! Et attention, plus le concept à faire deviner vous paraît simple, plus il est trompeur ! Notre record ? 45 minutes pour faire deviner “seau” !
Concept, un jeu d’Alain Rivollet et Gaëtan Beaujannot
4 à 12 joueurs (mais quand on ne compte pas les points on peut aussi y jouer à 2 ou 3)
à partir de 10 ans
Durée : 40 minutes (enfin quand on n’essaye pas de faire deviner “seau”)
Prix : 30 €
Je vous conseille d’aller faire un tour sur la page Facebook du jeu qui propose un concept à deviner chaque jeudi !
Les autres participations au rendez-vous 1,2,3, jouez :
- Maman & Pipelette nous fait découvrir Se repérer dans le temps grâce au jeu Les Maternelles
- L’esprit vient en jouant nous fait découvrir Les héros de Kaskaria – aventure tactique et fantastique chez Haba
- Mamans mais pas que, nous fait découvrir Les trésors d’ariel
La sorcière des écrans – Chut les enfants lisent
C’est d’un livre un peu particulier dont je vais vous parler aujourd’hui puisqu’il aborde un sujet de société qui, il me semble, n’est pas beaucoup traité dans les livres destinés aux enfants. Le livre s’intitule La sorcière des écrans. Il s’agit d’un livre-CD des éditions VOolume qui met les enfants en garde contre les dangers des écrans.
L’histoire
La sorcière des écrans est un conte dans un conte, puisque l’histoire commence chez Théo, un petit garçon qui ne voudrait faire que jouer aux jeux vidéo, et sa maman lui raconte l’histoire du prince Léo qui se laissait emprisonner par les écrans. Le conte que la maman raconte est une version revisitée de La belle au bois dormant. À sa naissance, les fées se sont penchées sur le berceau de Léo pour lui transmettre des dons, mais la sorcière des écrans, nouvellement apparue dans le royaume, n’a pas été invitée. Elle va alors se pencher sur le berceau de Léo et lui prédire un avenir sombre, enfermé dans un monde virtuel. La suite du conte est très noire, et lorsque la maman finit de raconter son histoire, Théo est bien décidé à limiter son temps passé sur ses jeux vidéo.
Malheureusement, j’ai trouvé que le titre de ce livre ne tient pas ses promesses. Alors qu’on nous annonce une sorcière des écrans, la sorcière du livre ne parle que de jeux vidéo. Les allusions sont claires et on reconnaît de nombreux jeux vidéos célèbres, même s’ils ne sont pas cités. Ce point me déçoit particulièrement car il se trouve que de tous les écrans, les jeux vidéo ne sont pas ceux qui me font le plus peur pour mes enfants. Alors que devant la télévision les enfants sont complètement passifs et semblent comme hypnotisés, les jeux vidéo les forcent à interagir et donc à être actifs.
Mais le livre véhicule tout de même des valeurs qui me semblent importantes, et celle du travail en est une essentielle dans l’histoire. En effet, lorsque les fées se penchent sur le berceau du petit prince, chacune lui prédit de belles choses en lui rappelant toujours qu’elles n’arriveront que s’il s’en donne la peine. Le livre rappelle aux enfants qu’il n’y a pas de don sans travail et que les choses ne se font pas toutes seules !
Les illustrations
C’est clairement le point fort de La sorcière des écrans ! Les illustrations de Laura Giraud sont vraiment très belles. Elles font passer beaucoup d’émotions et savent nous transporter dans l’histoire du petit prince Léo. Le lecteur vit aussi bien les moments les plus joyeux que les heures sombres du garçon. Certains dessins sont même impressionnants pour les enfants : les représentations de Léo et de sa maman à la fin de l’histoire par exemple. Le dessin a saisi toute la fatigue et la vieillesse des personnages.
Le CD audio
Sur le CD on peut écouter l’histoire racontée par l’auteur elle-même, sur fond de musique. La narration est douce, Pauline Pucciano prend différentes voix pour rendre l’histoire vivante. Les musiques de Philippe Guerrieri sont agréables à écouter et ponctuent bien l’histoire. Les paroles complètent et renforcent le morale de l’histoire qui est de ne pas laisser passer sa vie, mais de la vivre activement. J’aurais tout de même préféré que la dernière chanson (qui insiste sur ce thème) soit un peu plus entraînante…
En conclusion
La sorcière des écrans est un bon livre qui véhicule une morale que j’apprécie. Je regrette tout de même qu’elle diabolise tant les jeux vidéo et ne fasse pas mention des autres écrans (tablettes, téléphones portables (et réseaux sociaux !), télévisions) qui occupent tant les enfants quand ils grandissent ! En tant que parent connecté, issu d’une génération biberonnée aux jeux vidéo et aux dessins animés (et ayant tout de même réussi à vivre sa vie, faire des études et trouver un travail…), je ne veux pas que mes enfants diabolisent les écrans. Ils feront partie de leur vie plus encore qu’ils ne font partie de la nôtre, alors je veux leur apprendre à les utiliser correctement et à ne pas se laisser happer. La sorcière des écrans est un bon support car même si je lui ai trouvé quelques défauts, il valorise le travail, l’effort personnel, et fait comprendre qu’il faut se donner des limites à l’utilisation des écrans. C’est donc un bon livre, à lire avec son enfant !
Pauline Pucciano, Laura Giraud, Philippe Guerrieri, La sorcière des écrans, ed. VOolume
à partir de 7 ans (accompagner l’enfant pour les premières lectures)
prix : 15 €
Même si j’ai émis des critiques, je tiens à préciser que j’ai aimé ce livre ! Je remercie les éditions VOolume de me l’avoir envoyé !
Cet article est ma participation à Chut les enfants lisent, le rendez-vous du blog Devine qui vient bloguer ?