Parentalité

Je transmets des valeurs positives

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Bienveillance, parentalité positive, zéro déchet, anti-gaspi, inclusion… J’ai l’impression que le domaine de l’éducation a vu fleurir plein de concepts ces dernières années. Tous défendent globalement des valeurs positives, mais il est parfois difficile de s’y retrouver. Alors voici l’ouvrage idéal si vous voulez faire un point sur le sujet : Je transmets des valeurs positives de Carla Schiappa-Burdet.

je transmets des valeurs positive, Schiappa

Je transmets des valeurs positives

Je transmets des valeurs positives part d’un fait : nous voulons tous rendre nos enfants meilleurs. Et pour cela, le livre nous propose de faire le point sur les dernières connaissances en développement de l’enfant, de nous donner des outils de parentalité positive et des idées d’activités ludiques.

Carla Schiappa, Je transmets des valeurs positives

Le livre se découpe en 6 grands chapitres : On positive ; on se respecte ; on s’ouvre aux autres ; on prend soin de la planète ; on s’entraide ; on devient citoyen.

Sommaire du livre "Je transmets des valeurs positives"
Sommaire du livre "Je transmets des valeurs positives"

Chaque grand thème est abordé à travers un tableau des dernières avancées en matière d’éducation, d’encarts d’informations pour aller plus loin, de témoignages ou questions de parents, et d’exercices à faire en famille.

Carla Schiappa, Je transmets des valeurs positives

Une mine d’activités ludique

Je transmets des valeurs positives est ponctué d’idées d’activités à faire seuls ou en famille.

La première et pas des moindre consiste à déterminer les valeurs qui nous sont chères en tant que parents, afin d’établir la direction de notre éducation.

Carla Schiappa, Je transmets des valeurs positives

Ensuite, tout au long du livre, et dans le cahier d’activité situé à la fin, on retrouve de belles idées : faire des séances photos en famille, fabriquer une météo de l’humeur, aller ramasser des déchets dans la nature… mais chut ! Je m’arrête là et ne vous dévoile pas tout.

Carla Schiappa, Je transmets des valeurs positives
Cahier d'activités, Je transmets des valeurs positives

D’ailleurs, Carla Schiappa-Burdet, l’auteur du livre, n’est pas en reste en ce qui concerne les idées d’activités. Maman, conseillère pédagogique et blogueuse, elle regorge d’idées qu’elle compile dans son blog : Le blog de Carla.

Carla Schiappa-Burdet

Mon avis sur Je transmets des valeurs positives

Je transmets des valeurs positives est le livre idéal pour les jeunes parents perdus dans toute la littérature actuelle. Il dresse un tableau complet de tous les mouvements de parentalité, mais aussi d’écologie, de gestion des émotions ou de découverte de la citoyenneté.

Il est aussi un bon rappel pour des parents qui connaissent déjà bien le domaine et qui souhaite faire un point. L’écologie a une part importante dans ma vie et c’est une valeur qu’il me tient à cœur de transmettre. Même si nous faisons déjà pas mal à la maison, j’ai apprécié les idées trouvées dans ce livre.

Sa lecture est vraiment facile, aérée et dynamique. Il amène à se poser des questions ou à faire le point et donne plein de petites idées à mettre en place à la maison !

Carla Schiappa, Je transmets des valeurs positives

Carla Schiappa-Burdet, Je transmets des valeurs positives, parité, écologie, respect de la différence : cela s’apprend !, Ed. Eyrolles, 2020
Merci aux éditions Eyrolles pour l’envoie de ce livre.
Prix : 16,90€

Ta vie ne sera plus jamais la même… et ton salon non plus !

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Il y a quelques années, en flânant sur le net, je suis tombée sur un dessin humoristique qui prenait le paysage de ma ville natale (Rouen) comme toile de fond. Intriguée, j’ai parcouru le site de l’illustratrice qui dépeignait avec justesse et humour la vie avec des enfants. Lors d’une visite chez mes parents, je donnais rendez-vous à Queen Mama et rencontrait une personne aussi pétillante que ses dessins ! Cette année, Queen Mama a sorti son premier livre, au titre cinglant : “Ta vie ne sera plus jamais la même… et ton salon non plus !”

Ta vie ne sera plus jamais la même ! queen mama

Ta vie ne sera plus jamais la même

Dans ce premier livre, la Queen mama nous explique en dessin et avec humour, comment passer inaperçu en début de grossesse, comment survivre aux questions indiscrètes et aux conseils jamais demandé ou encore comment cacher ces cernes gentiment déposées par les nuits hachées. Mais elle va plus loin !

queen mama
ta vie ne sera plus jamais la même

Eh oui, la Queen mama a de l’expérience avec ses deux fils et elle nous parle de la parentalité jusqu’à l’adolescence. Des mots maladroits des enfants qui nous donnent envie de nous cacher dans un trou de souris, à l’indifférence de l’ado qui nous voit comme un dinosaure ringard… Elle nous dévoile tout avec un grand humour et toujours une pêche d’enfer.

queen mama
ta vie ne sera plus jamais la même
Queen Mama Ta vie ne sera plus jamais la même !

La Queen Mama !

La Queen Mama a donc un blog sur lequel vous pourrez lire plein d’autres illustration autour de la vie de parents.

Queen mama

Mais son activité ne s’arrête pas là. Elle décline ses services d’illustratrice de nombreuses façons :

Bref, la Queen Mama a plus d’une corde à son arc !

Queen mama sweat shirt
illustration galerie saint sever Rouen Queen mama

Mon avis sur “Ta vie ne sera plus jamais la même”

Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé Ta vie ne sera plus jamais la même, c’est drôle, dynamique, coloré et sans prise de tête ! C’est le livre écrit par une copine qu’on lit avec plaisir et qu’on offre ensuite à une autre copine ! Le livre dans lequel toutes les mamans se reconnaîtront, sauf peut-être la mère parfaite !

Queen Mama Ta vie ne sera plus jamais la même !

Parce que c’est ça la maternité : le partage des expériences qu’elles soient bonnes ou mauvaises. On en rit, on dédramatise et ça fait un bien fou ! Alors si vous voulez rire, vous détendre ou faire plaisir à une copine : foncez !

La Queen Mama, Ta vie ne sera plus jamais la même… et ton salon non plus
12€

Et retrouvez la Queen Mama sur son site, sa page Facebook et son compte Instagram

La mère parfaite est une connasse !

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La mère parfaite est une connasse ! et ça n’est pas moi qui le dit ! Non ! C’est le titre du nouveau livre de Marie-Aldine et Anne-Sophie Girard. Je viens de dévorer ce livre alors j’ai décidé de vous en parler !

La mère parfaite est une connasse !

La mère parfaite est une connasse ! C’est pas un peu vulgaire comme titre ?

Bon, j’avoue, le titre n’est pas des plus raffiné… Mais il va à l’essentiel ! Et pour tout vous dire, je ne sais pas si ce livre m’aurait interpelée sur les étagères de la librairie s’il s’était appelé autrement.

Nous nous sommes toutes retrouvées un jour où l’autre face à une maman tellement parfaite (dans son discours) qu’on en est venue à se dire qu’elle en faisait trop et que sa perfection ne pouvait être que de façade. Et on a toute eu de jolies noms d’oiseaux à l’esprit en l’écoutant raconter sa parfaite petite vie avec ses enfants parfaits !

La mère parfaite est une connasse !

La mère parfaite est une connasse ! le livre qui lève les tabous !

C’est un livre drôle qui pointe tous les tabous de la maternité de la conception à… bas non, la maternité ne s’arrête jamais et pour preuve, même la maman des autrices y va de son petit mot alors que ses filles sont adultes !

On y parle avec humour de toutes ce que nous faisons en tant que maman et qu’on brandit parfois un peu comme des trophées, comme pour se convaincre qu’on est une maman formidable ! Car nous avons toutes croisée la mère parfaite, mais nous avons aussi toutes fait semblant de l’être par moment !

On évoque les couches lavables (oups… je me suis présentée en mère parfaite sur ce point2 fois !), petits pots faits maison, poids de grossesse, prénoms, enfants parfaits (oups… mais faut dire que les miens sont vraiment parfaits ! :-), et mère parfaite pendant le confinement (oups… là encore…)

La mère parfaite est une connasse !

Le livre parle aussi de notre culpabilité et de nos doutes car nous en avons toutes ! La mère parfaite est à la mode en ce moment : les prétendus représentants de la bienveillance et de la psychologie positive* mettent une pression énorme sur les parents d’aujourd’hui et font passer le moindre écart comme un manquement. La mère parfaite est une connasse ! lève le tabou sur certaines pensées qu’on peut avoir parfois, sur l’impression de ne pas en faire suffisamment ou de mal faire ! Et ça fait du bien, car nous faisons toutes de notre mieux !

Guide de survie pour mères normales

*Attention, je ne parle pas de ces courants de psychologie, mais bien de personnes qui se prétendent spécialistes en la matière et qui dispensent des conseils (ou des injonctions) loin du courant d’origine.

Des réflexions pleines d’humour !

La mère parfaite est une connasse ! est ponctué de petites réflexions pleines d’humour. Mais la lecture de ce livre est déjà très facile à lire. L’écriture est dynamique et drôle.

Guide de survie pour mères normales

Le livre se lit en quelques heures (ou en quelques années si vous avez des enfants qui vous empêchent de lire et vous contraignent à boire votre café froid) mais on y revient facilement pour se rappeler une blague ou la raconter à son conjoint.

Oui, j’ai aimé ce livre !

J’ai pris beaucoup de plaisir à lire La mère parfaite est une connasse !. Il est présenté comme un “guide de survie pour mères normales”, et le thème est plutôt bien trouvé. Parce qu’on n’a pas besoin d’être parfaite ni exceptionnelle pour être une bonne maman ! C’est un petit livre divertissant à offrir aux copines ! Et pour 5€ prix éditeur, ça fait un petit cadeau sympa pour pas grand chose !

Et comme je n’ai pas envie que les autrices écrivent “La blogueuse parfaite est une connasse !”, je vous livre les coulisses de la rédaction de mon article. Car comme toute bonne blogueuse, j’aime présenter de jolies photos…

La mère parfaite est une connasse !

Mais en réalité, comme toute bonne blogueuse, je prends mes photos d’articles un peu à l’arrache sur la table du petit déjeuner… entre deux tétées !

Les dessous du blog

Anne-Sophie et Marie-Aldine Girard, La mère parfaite est une connasse ! ed. J’ai Lu
Prix : 5€
Cet article n’est PAS un partenariat.

Le petit surdoué de 6 mois à 6 ans

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Il est là dans son berceau à observer attentivement son mobile qui tourne au-dessus de sa tête et on s’émerveille de sa concentration. Elle baragouine déjà une dizaine de mots et on la trouve incroyablement évoluée. Il n’est pas rare qu’à travers nos yeux de parents, le développement de l’enfant nous paraisse si spectaculaire qu’on se demande s’ils ne sont pas surdoués. Reconnaître le petit surdoué avant l’âge de 6 ans peut paraître précoce, et pourtant, il y a des signes qui ne trompent pas, et c’est ce que nous expliquent Monique De Kermadec et Sophie Carquain dans leur livre Le petit surdoué de 6 mois à 6 ans.

Le petit surdoué de 6 mois à 6 ans

Le petit surdoué de 6 mois à 6 ans

Le titre du livre peu paraître un peu présomptueux, employant un terme qu’on utilise moins aujourd’hui, au profit “d’enfant précoce”, “haut potentiel” ou encore de “zèbre”… Mais les auteurs assument : “ce fantasme de toute-puissance, de performance, qui s’est emparé de toute une société, ne doit pas nous faire occulter la réalité : les surdoués existent” et il est parfois reconnaissable très jeune.

Monique de Kermadec est psyclologue clinicienne, psychanalyste et spécialiste de l’enfant surdoué. Sophie Carquain est auteure de littérature générale et jeunesse et journaliste spécialisée en psychologie. Ensemble, elles nous donnent des pistes pour reconnaître, mais aussi accompagné les enfants précoces.

Les signes de précocité

Le moyen le plus sûr d’évaluer le niveau de précocité, est sans doute le test de QI, et il en existe même pour de jeunes enfants. Mais les auteurs nous affirment qu’on peut repérer l’enfant surdoué par son attitude au quotidien et que bien souvent, l’intuition des parents à ce sujet est bonne.

bébé surdoué, enfant surdoué

L’enfant surdoué présente des signes de précocité depuis son plus jeune âge. Eh oui ! Son potentiel est là depuis le début alors il n’y a pas de raison qu’il ne s’exprime pas. Mais ce potentiel s’exprime parfois dans des domaines qu’on ne lie pas spontanément à l’intelligence : la motricité globale, la motricité fine. Voilà, si “Petit chéri” a marché à 9 mois et qu’il a fait du vélo sans roulettes à 3 ans, c’est peut-être un enfant surdoué !

Accompagner et orienter l’enfant surdoué

Maintenant qu’il est identifié, que fait-on avec notre enfant surdoué ? Le livre apporte de nombreuses idées d’activités et de jeux à mettre en place avec son enfant (et qui s’appliquent à tout enfant, même s’il ne montre pas de signe de précocité) afin de l’accompagner dans un développement sain.

Les auteurs traitent aussi de la question de l’école : pourquoi il est important de faire sauter une classe à certains, dans quelles conditions, et quand cela peut s’avérer être une mauvaise décision. Mais aussi comment aborder sa précocité avec l’enfant afin qu’il la vive bien et qu’il soit intégré.

Un livre complet pour aborder la sereinement la vie de l’enfant surdoué dès ses débuts

Lors de ma recherche de livres sur la précocité, je me suis rendue compte que beaucoup abordait le sujet pour des enfants déjà grands (entre 6 et 8 ans), scolarisés, et vivant cette particularité comme un handicap.

C’est donc avec plaisir que j’ai trouvé ce livre : il parle de l’enfant surdoué avec simplicité. Il aborde les soucis que cela peut engendrer (notamment sur l’hypersensibilité et la difficulté à gérer les émotions), mais il n’en fait pas une fatalité et montre que la précocité peut avoir plusieurs visages. Il oriente aussi les familles vers une vie quotidienne plus sereine. Pour une meilleure idée du contenu du livre, je vous mets la table des matières :

petit surdoué table des matières
petit surdoué table des matières
petit surdoué table des matières
petit surdoué table des matières

Pour qui est ce livre ?

Bien évidemment, ce livre s’adresse aux parents d’enfants de moins de 6 ans. Que l’enfant soit un surdoué avéré ou que les parents aient de simples doutes, ce livre peut être utile. Il ne posera pas de diagnostique sur l’enfant, mais il pourra confirmer ou infirmer les doutes. Et bien-sûr, il orientera les parents dans l’attitude à avoir pour accompagner leur enfant au mieux.

Monique de Kermadec, Sophie Carquain, Le petit surdoué de 6 mois à 6 ans, livre de poche.
Prix : 7,40€

Comment les eskimos gardent les bébés au chaud

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S’il y a bien une chose que j’ai pu remarquer en vivant dans un lieu aussi multiculturel que Dubaï, c’est que les astuces et les méthodes éducatives sont nombreuses et parfois opposées. Mais lorsqu’on les explique, elles prennent toutes leur sens dans un mode de vie ou dans l’adaptation au climat. Alors lorsque j’ai vu le titre de ce livre : “Comment les eskimos gardent les bébés au chaud, et autres aventures éducatives du monde entier” j’ai tout de suite été interpelée !

Comment les Eskimos gardent les bébés au chaud
L’exemplaire du livre que j’ai est en anglais, mais il a été traduit en français. Détails à la fin de l’article.

Comment les Eskimos gardent les bébés au chaud

Mei-Ling Hopgood, l’auteur de Comment les Eskimos gardent les bébés au chaud vit au milieu de différentes cultures. Née en Chine, elle a été adoptée et élevée aux États-Unis. Adulte, elle part vivre quelques années en Argentine avec son mari. C’est là qu’elle devient maman et s’étonne que les enfants de Buenos Aire sortent jusque tard dans la nuit avec leurs parents. Elle mène alors l’enquête sur les pratiques éducatives qui peuvent surprendre à travers le monde, donnant des explications sur leur existence, plutôt que des jugements.

Mei-Ling Hopgood
Mei-Ling Hopgood

Les aventures éducatives du monde entier

“Comment les Pygmés sont-ils les meilleurs père du monde ” nous révèle que les Pygmés créent un attachement fort à leur enfant dès leur plus jeune âge et que cela tient tout simplement à la structure de leur société (et à une question de taille !).

“Comment les Chinois enseignent la propreté très jeune” explique comment une liberté de l’enfant et une responsabilité de toutes les personnes qui l’entoure peut l’aider à prendre conscience de son corps.

“Comment les Japonais laissent leurs enfants se battre” montre comment dans une société où le groupe est très important, on apprend aux enfants à maintenir l’équilibre de groupe en gérant les déviances des individus.

Les sujets sont toujours traités sans jugements négatifs, et si parfois l’auteur peut avoir été choquées par certaines pratiques, elle cherche plus à expliquer leur origine et à expliquer pourquoi cela fonctionne dans cette culture donnée, plutôt qu’à critiquer. Elle ne prétend pas que nous devons tous nous inspirer les uns des autres, mais que l’on peut toujours regarder comment fait le voisin pour éventuellement en tirer quelques astuces.

Comment les Eskimos gardent les bébés au chaud

Comment les Français donnent à leurs enfants le goût des bonnes choses

Eh oui ! Figurez-vous qu’un chapitre entier nous est consacré ! Et s’il y a un domaine dans lequel les Français sont réputés, c’est bien la cuisine ! Et à l’instar de Kiri, il paraît que nous éduquons des “gastronomes en culottes courtes” !

Mei-Ling Hopgood cite la bonne cantine d’une école de campagne où les enfants participent à l’élaboration des repas et à la production des légumes dans leur jardin. La situation présentée est un peu idéalisée, et je sais bien que ça n’est malheureusement pas comme cela partout (l’auteur le sait sans doute aussi, mais au moins nous avons ce genre d’initiatives dans notre pays), mais j’ai apprécié ce chapitre que j’ai lu à la lumière de ce que je constate à Dubaï. Les parents ici donnent à manger à leurs enfants sans réelle structure d’horaire et s’étonnent ensuite que leurs enfants mangent peu à table (et peu de variété).

Comment les Français donnent à leurs enfants le goût des bonnes choses

Alors je dois rejoindre l’auteur sur ce point ! Même si tous les enfants français ne sont pas gourmets, nous avons tout de même une culture de la table qui offre une bonne structure à notre progéniture (et un taux d’obésité assez bas pour le monde occidental !).

Mon Avis

J’ai beaucoup apprécié ce livre. On y découvre de nombreuses pratiques éducatives, et pas uniquement celles des 11 chapitres du livres, car chaque fois l’auteur enrichit son propos en opposant les pratiques (sans les juger, mais pour montrer à quel point nos pratiques éducatives dépendent de notre mode de vie) ou en notant des spécificités.

Comment les Eskimos gardent les bébés au chaud nous invite à revoir notre manière d’être parent en s’enrichissant de ce qui se fait ailleurs. L’éducation est un sujet sensible et sur lequel on peut vite devenir susceptible. Mais ce livre nous rappelle qu’il n’existe pas une vérité, mais des manières de faire modelées par ce que nous vivons.

C’est un livre qui me ramène à ma propre expérience de maman expat’ puisque bien souvent, je sens que ma façon de faire n’est pas la même que celle des mamans autour de moi (et que parfois cela peut-être en opposition !). Et s’il peut nous arriver de prendre les autres de haut, le livre nous rappelle que chaque pratique est là pour une bonne raison.

Mei-Ling Hopgood, Comment les Eskimos gardent les bébés au chaud
Mon exemplaire en anglais vient des éditions PanMacmillan, mais on le trouve en français aux éditions JC Lattès.

Mon plan d’action pour 2019

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Je sais, je sais, nous sommes déjà le 9 janvier et c’est seulement maintenant que je vous parle de mon plan d’action pour 2019 ! D’ailleurs… Au fait, bonne année ! Mais revenons à nos moutons : comme chaque année, le mois de décembre a été l’occasion de faire le bilan et de pointer ce que je voudrais changer dans ma vie. J’en ai déjà parlé, j’aimerais vraiment créer l’harmonie dans ma maison (je pense que je suis sur la bonne voie, mais il reste des détails à travailler). Alors j’ai défini les 3 mots qui allait me guider pendant l’année à venir (conseil pris dans la formation de ma copine Blog By Yourself) :

  • Harmonie
  • Énergie
  • Plaisir

J’ai déjà expliqué (ici) pourquoi je recherche l’harmonie. Le choix du mot “énergie” est simple : j’ai presque toujours l’impression d’être fatiguée… Quant au plaisir, il me semble que c’est si important de prendre du plaisir dans sa vie quotidienne !

J’ai donc mis en place un plan d’action pour l’année : un programme mois par mois pour réussir à prendre de bonnes habitudes et à rendre mon quotidien plus harmonieux, moins fatiguant et rempli de plaisir !

Janvier : Santé, alimentation. Rétablir une alimentation plus simple et plus saine.

 Février : Retrouver la forme ! Et tenter le défi “J’arrête de ramollir”

Mars : Mon énergie féminine

Avril : Défi Fly Lady

Mai : “Fais ce qu’il te plaît !”. Garder les bonnes habitudes et prendre du plaisir !

Juin : Plan de travail. Organiser la rentrée pour l’instruction des enfants, le blog, mes projets personnels.

Juillet : Désencombrement, zéro déchet et vie nomade.

Août : Relations. Profiter de la famille et des amis tout simplement !

Septembre : Temps. Gérer mon temps, m’organiser, prendre du temps…

Octobre : Numérique. Désencombrement numérique !

Novembre : Bilan de l’année et réajustements.

Décembre : Harmonie, joie et festivités !

 

Mon défi 2019

Si ce programme vous tente, même si tous les thèmes ne vous inspirent pas, n’hésitez pas à me mettre un petit mot ! Retrouvez-moi aussi sur ma page Facebook et sur mon compte Instagram où j’en parlerai régulièrement ! Et chaque mois, je ferai un bilan des habitudes que j’aurais prises et des astuces que j’aurais trouvées !

Et si au lieu de chercher l’équilibre, on créait plutôt l’harmonie ?

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Voilà un an et demi, ma vie a radicalement changé. Mon mari, mes 2 enfants et moi sommes devenus minimalistes, nous sommes partis vivre à l’étranger et nous avons choisi d’instruire nos enfants à la maison.

Avant ce grand changement, nous avions une vie plutôt équilibrée : mon mari travaillait, j’étais femme au foyer mais bénéficiait de temps pour moi lorsque les enfants allaient à la crèche (2 petites journées par semaine) ou à l’école.

Aujourd’hui, je me retrouve à 7500 km de toute famille et de mes cercles d’amis (même si nous avons créé d’autres amitiés ici, la vie d’expat’ (surtout à Dubaï) est une vie de passage où on a peu de temps pour créer des liens forts). Je m’occupe de mon foyer, de l’éducation de mes enfants, mais aussi de leur instruction, sans possibilité d’aide autour de moi. Bien-sûr mon mari est impliqué, mais il est absent 10h par jour puisqu’il travaille, et ce qui concerne le foyer et les enfants reste principalement à ma charge.

Pendant ces 18 derniers mois, voulant m’adapter à ma nouvelle vie, j’ai chercher l’équilibre qui me permettrait d’être disponible pour mes enfants, tout en élaborant leur programme d’instruction, en tenant mon foyer et essayant de trouver du temps pour moi. Mais comment trouver cet équilibre quand on a à charge de s’occuper des autres ? Comment trouver du temps pour soi lorsqu’on n’est jamais seule ? Et comment tout gérer seul lorsqu’on n’a personne sur qui se reposer ?

J’ai touché cet équilibre du bout du doigt lorsque j’ai décidé de laisser les enfants quelques heures à mon mari le week-end pour aller faire des choses pour moi. Mais j’avais l’impression de gâcher du temps que j’aurais voulu passer avec ma famille.

J’ai effleuré cet équilibre en me levant plus tôt le matin pour prendre du temps pour moi. Mais à la première période de fatigue, je n’ai plus trouvé la force de me lever, et le plaisir a laissé la place à la frustration.

Et un jour, j’ai eu la révélation ! Je me trompais de voie et ça n’était pas l’équilibre que je devais chercher ! Il ne peut pas y avoir d’équilibre s’il n’y a pas d’harmonie. Ou du moins, cet équilibre ne peut qu’être vacillant et voué à s’écrouler à chaque petit grain de sable.

La différence peut paraître ténue, mais en réalité elle est immense, car ce qui distingue équilibre et harmonie, c’est le bien-être.

En cherchant l’équilibre, on tente de trouver du temps pour les besoins de chacun, mais on fractionne ce temps. Un moment pour moi, un moment pour les enfants, un moment pour les tâches ménagères… La vie finit parfois par devenir oppressante, passant d’un temps à un autre sans transition fluide… On se fait des listes interminables de choses qu’on ne pourra finalement pas faire et qui encombrerons notre conscience sous forme de culpabilité…

En cherchant l’harmonie, on se contente de l’essentiel. Bien-sûr qu’il faut trouver un moment pour régler les factures et organiser la garde des enfants si l’on travail (ou si on ne travail pas mais qu’on a besoin de souffler !). Mais a-t-on vraiment besoin d’organiser toutes ces activités dirigées pour nos enfants ? Doit-on se forcer à leur faire faire de la peinture ou de la pâtisserie quand on n’aime pas cela soi-même ? Doit-on jouer avec eux pour leur éviter l’ennui ? Faut-il sans cesse s’adapter aux autres lorsqu’on est ensemble ou ne peut-on pas plutôt être soi-même, faire ce que l’on aime et laisser les autres nous accompagner s’ils en ont envie ?

Au cours de l’année dernière, les meilleurs moments que nous avons passé sont les moments de partage. Lorsque je m’installe pour peindre, colorier, ou (mon dernier loisir) travailler de la laine feutrée, que les enfants s’installent à côté de moi et imitent mes gestes ou en inventent de nouveaux. Dans ces moments-là, je ne leur fait pas faire une activité, nous la faisons ensemble. Chacun à son rythme et chacun à sa manière. Certains quittent l’activité, y reviennent, d’autres y passent beaucoup de temps et la vie continue autour d’eux. Comme sur une partition de musique, chacun apporte sa note pour créer une douce harmonie.

Ces moments de partage sont incroyablement riches en apprentissages et en transmission. Ils nous amènent à parler de tout et de rien, et parfois libèrent la parole sur des choses importantes. Chacun est libre d’aller et venir et trouve sa place naturellement. Nous rechargeons notre réservoir affectif et lorsque l’activité se termine c’est parce que chacun a eu son compte et a trouvé autre chose à faire. Les enfants vont alors généralement entamer une longue période de jeu, et je peux me consacrer à mes occupations d’adultes.

Voilà pourquoi je ne chercherai plus l’équilibre, mais j’ai bien l’intention de créer, avec ma tribu, une douce harmonie.

Et vous ? Avez-vous déjà fait la distinction entre l’équilibre et l’harmonie ? Racontez-moi vos plus beaux moments en famille, et votre philosophie de vie (oui, rien que ça !) en commentaire, car c’est toujours un immense plaisir pour moi de vous lire !

phrases inspirantes

Quelle chance d’avoir un enfant autonome !

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“Mon fils est un fainéant ! Quand il s’agit de travailler, il faut le pousser, quant à aider à la maison n’en parlons pas ! On ne peut pas lui demander un service sans qu’il ne s’énerve, et quand il se décide enfin à faire quelque chose c’est toujours bâclé… Je sens déjà qu’aucune femme ne voudra de lui, il faut tout lui faire à sa place ! Et toi tes enfants, ils ont l’air de beaucoup t’aider ! Tu as de la chance, profite !

Voilà à peut près les mots que m’a tenue une maman l’autre jour. Passons sur le fait qu’elle a déjà classé son fils de 4 ans dans la catégorie “Tanguy”… Je préfère m’attarder sur ma chance d’avoir des enfants autonomes !

Mes enfants sont très autonomes… si je suis avec eux !

Effectivement, à 3 et 5 ans, mes enfants s’habillent et se lavent seuls, ils font leurs lits, mettent et débarrassent la table. Il leur arrive de m’aider à faire la cuisine ou de passer l’aspirateur, ils étendent le linge et apprennent à plier leurs vêtements. Alors dit comme cela, on a l’impression qu’il ne me reste plus grand chose à faire à la maison puisque mes petits esclaves enfants participent tant, et que je peux mener une vie de loisirs et de repos.

Mais voyez-vous les choses ne sont pas si simples, et avoir de jeunes enfants autonomes représente beaucoup de travail pour l’adulte au final.

Car les jours où, fatiguée, je me dis que je vais tenter de leur crier à travers l’appartement de mettre leurs pyjamas afin d’aller un peu plus vite dans le rituel du soir, j’obtiens rarement le résultat escompté. Au mieux, lorsque j’arrive dans leur chambre, je trouve mes enfants toujours habillés et vacants à leurs occupations comme s’ils n’avaient rien entendu de ce que je leur ai demandé. Au pire, je trouve deux enfants à moitié habillés faisant une bataille d’oreillers dans une cabane qu’ils ont faite avec les draps de leurs lits.

Car mes enfants ne sont pas dupes. Lorsque je leur dis de faire quelque chose seuls et qu’ils voient que je n’ai pas l’intention de les accompagner, ils comprennent bien que j’essaye de me débarrasser d’une tâche qui ne m’enthousiasme pas ! Alors pourquoi s’enthousiasmeraient-ils ?

Pour que mes enfants fassent preuve d’autonomie, ils ont besoin d’un public (comprendre : ils ont besoin que leur mère applaudisse leurs exploits !). Leur laisser de l’autonomie suppose donc d’être présente, de les laisser faire en les encourageant et en les aidant lorsqu’ils le demandent.

 

enfant épluchant une carotte
Éplucher une carotte et préparer son repas.

 

Aide-moi à faire seul

Avoir des enfants autonomes quand ils ont 3 et 5 ans, ça n’est pas avoir des enfants qui font tout seul ou qui font tout. C’est avoir des enfants qui font seul avec un adulte qui les accompagne. C’est exactement ce qu’indique la citation de Maria Montessori : “Aide-moi à faire seul“. L’enfant n’a pas besoin qu’on fasse tout à sa place, mais il a besoin qu’on l’accompagne dans ses apprentissages. Et petit à petit, en ayant une position de retrait mais en étant toujours prêt à aider l’enfant quand il le demande, et en acceptant qu’il fasse ce qu’on ne l’aurait pas pensé capable de faire, l’enfant devient autonome.

Ma fille de 5 ans passe l'aspirateur
Ma fille de 5 ans passe l’aspirateur

 

et l'aspirateur se transforme en voiture de course pour mon fils !
et l’aspirateur se transforme en voiture de course pour mon fils !

Avoir un enfant autonome c’est patienter 20 minutes qu’il mette ses chaussures (bien-sûr on a le droit de les lui mettre le jour où on est très pressé, mais tout en lui expliquant que c’est cette fois pour être à l’heure), c’est ne pas avoir peur du regard des gens lorsque vos enfants sortent avec leur pull mis à l’envers (parce que quand ils ont fait seul, à moins que cela ne gène leur confort, on respecte et on ne revient pas sur la façon dont ils ont fait), c’est accepter que la cuisine devienne un champ de bataille pendant la préparation des repas (et leur apprendre aussi à laver la cuisine après, tant qu’on est dans l’autonomie, hein !), c’est accepter que l’enfant ne fera pas comme nous, mais qu’il fera peut-être tout aussi bien (ou moins bien, mais qu’en tous cas il prend ce chemin pour apprendre).

Enfant préparant leurs sandwichs
Ils ont mis plein de miettes, les plateaux étaient pleins de gras, la plaquette de beurre ressemble à un champs de bataille criblé d’obus, mais ce midi-là, mes deux enfants ont mangé entièrement tout leur sandwich remplis de bons légumes !

Avoir un enfant autonome c’est le voir se régaler à apprendre de nouvelles choses… et devoir les terminer à sa place parce qu’il n’a plus la patience. Et recommencer le processus encore, et encore… parce qu’un jour il y arrivera, il terminera son activité seul et il sera fier du résultat. Et ce jour-là, c’est nous qui nous régalons à voir la fierté dans ses yeux !

 

Mes astuces pour encourager mes enfants vers l’autonomie

Premièrement, pour avoir des enfants autonomes, il faut une maison qui leur est adaptée ! Cela passe par l’aménagement de la maison et l’achat de quelques accessoires (pas nécessairement coûteux) pour que ce dont les enfants ont besoin soit toujours à leur porté :

  • Des marchepieds : Si vous voulez vous faire plaisir, vous pouvez vous offrir une belle tour d’observation. Mais bien souvent une simple marche suffit. Une marche est peu coûteuse, légère et donc facile à transporter par l’enfant (oui, je vous rappelle que je vous écris un article sur l’autonomie !). Ici nous en avons plusieurs et de plusieurs tailles, placer à des endroits stratégiques (salle de bain, toilettes, cuisine, chambre des enfants).
  • Des rangements accessibles : il est nécessaire que les affaires dont les enfants auront besoin leurs soient accessibles. On voit souvent sur internet, de beaux dressings “Montessori” où tous les vêtements sont suspendus à une tringle à hauteur d’enfant. C’est très joli et idéal pour les petits, mais on n’a pas toujours une maison adaptée. Ici les vêtements sont pliés et posés sur des étagères ou dans des tiroirs à la hauteur de nos enfants. Ils peuvent donc choisir ce qu’ils vont porter et quand ils veulent reposer un vêtement, ils le replient puisque cela fait aussi partie de l’autonomie !  Je prends ici l’exemple des vêtements, mais à la maison, tout est rangé selon ce principe d’accessibilité : les enfants ont accès à leurs produits d’hygiène, à la vaisselle et aux ustensiles de cuisine, au matériel de loisirs créatifs. Bien évidemment certaines choses leurs sont inaccessibles pour des raisons de sécurité ou de complexité d’utilisation : médicaments, couteaux de cuisine, pâte à modeler (oui, la pâte à modeler est une arme de destruction massive de mon salon, je la range dans la même catégorie que les médocs et les couteaux !).
  • Des objets sans trop de valeur : Une chose est certaine, avec un enfant autonome il y aura de la casse ! Les petites mains sont encore maladroite, et puisqu’en tant qu’adulte il nous arrive aussi de casser des objets par inadvertance, il faut bien l’accepter de nos enfants aussi. Alors ici nous avons des objets facilement remplaçables (financièrement et sentimentalement). Par exemple, notre vaisselle est toute simple, peu coûteuse et facilement remplaçable. Quant aux beaux objets qui ont de la valeur pour nous : ils ne sont pas accessibles pour nos enfants et ils savent que ces objets ne sont pas à eux.
  • De la motivation : les enfants sont toujours fiers de faire seuls la première fois. Puis, la tâche devenant facile, ils s’en désintéressent parfois au bout d’un moment. Il est alors important de les aider à garder la motivation. Et c’est à ce moment que l’accompagnement devient important. Il est donc important de partager leurs activités régulièrement pour entretenir l’intérêt. Et quand je manque moi-même de motivation, j’utilise de la musique pour nous l’insuffler. Cela peut être juste la radio, ou des musiques plus ciblées sur le thème de l’activité (par exemple des chansons sur le rangement, vous pouvez trouver des playlists de chansons sur différents thèmes sur ma chaîne Youtube)

 

Alors oui, j’ai de la chance d’avoir des enfants autonomes, mais j’y ai aussi beaucoup travaillé. Parce que même si les enfants sont naturellement enclins à apprendre de nouvelles choses, ne pas tuer leur motivation et ne pas les décourager est parfois un vrai travail pour l’adulte car nous avons la fâcheuse tendance à vouloir que les choses soient faites à notre manière, vite et proprement. Ne pas intervenir demande parfois énormément de patience, et il faut trouver une force qu’on ne pensait pas avoir pour motiver les troupes ! Mais au final, laisser nos enfants faire par eux même peut nous conduire à de beaux moments de fierté et parfois même dans de belles aventures guidées par l’imagination de l’enfant !

 

Qui aurait cru qu'un super-héros râton-laveur pouvait tirer le carosse d'un princesse licorne ?
Qui aurait cru qu’un super-héros râton-laveur pouvait tirer le carosse d’un princesse licorne ?

 

 

 

Notre espace de retour au calme

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L’accompagnement de mes enfants dans la connaissance et la gestion de leurs émotions est l’un des plus grand défi de ma vie de maman. En tant qu’adulte, il m’est parfois difficile de gérer mes propres émotions (oui, je perds patience parfois… je suis humaine !) alors aider mes petits à maîtriser leurs ressentis n’est pas toujours facile. Avec Petit O’ (3 ans 1/2) et Colombe (5 ans), nous lisons beaucoup de livres sur le sujet et nous pratiquons de petits exercices de relaxation. Et afin de ritualiser ces pratiques de retour sur soi, j’ai aménager un petit espace de retour au calme dans lequel chacun peu se réfugier pour se calmer, mais aussi pour apaiser une excitation un peu forte ou simplement profiter dans le calme d’un moment de sérénité !

 

Espace de retour au calme

Nos activités de retour au calme

Notre espace de retour au calme consiste en un petit coin confortable où les enfants peuvent trouver diverses activités favorisant la respiration, la concentration et l’éveil des sens en douceur. J’ai choisi certaines de ces activités seule, et d’autres en consultant les enfants. Voici ce que je leur propose :

Des bouteilles sensorielles

Simples bouteilles remplies de liquide coloré, ou bouteilles remplies de paillettes, pompons et autres petits objets, les bouteilles sensorielles permettent la concentration. L’enfant les prends dans les mains, les secoue et observe le mouvement à l’intérieur. Plaisir des yeux, rythme tout doux, leur manipulation est souvent l’occasion de faire descendre les tentions.

Je n’ai pas fait d’article sur les bouteilles sensorielles présentées dans notre espace de retour au calme mais vous pouvez retrouver des exemples de bouteilles sensorielles ici :

 

Bouteilles sensorielles

Un livre de Yoga

J’incite souvent mes enfants à faire quelques postures de yoga. Cela permet de travailler son souffle et de se concentrer sur sa posture et sur les perceptions de son corps. En général, une petite séance de yoga permet de faire redescendre les tentions accumulées. Comme nous utilisons le livre 100% Yoga des Petits depuis longtemps, Colombe et Petit O’ sont capables de l’utiliser en autonomie. Je leur ai donc placé dans cet espace afin de leur donner l’idée d’une petite séance de yoga pour se calmer.

 

100% Yoga des petits

De petits objets à toucher ou observer

Les enfants m’ont beaucoup aidé à choisir les petits objets qui allait les aider à se calmer. Il y a un petit jouet (de chez MacDo’, pour une fois qu’ils font un jouet intéressant !) qui consiste à faire tourner un disque en soufflant dessus (2ème photo), un kaléidoscope qui fascine toujours beaucoup les enfants, un sablier, un rubik’s cube (choisi par Colombe) et un ours en peluche (parce qu’un petit câlin fait toujours du bien !).

 

Petits objets favorisant le retour au calme

jeu de travail du souffle

Des livres

Je ne veux pas surcharger cet espace avec des livres, alors je n’en présente qu’un seul en plus de notre livre de yoga, mais je change régulièrement de livre. Et nous avons de nombreux livres appropriés !

Mes premiers moments de relaxation : un livre muni de puces audio que l’enfant peut utiliser seul ou avec un adulte.

 

Mes premiers moments de relaxation

Mes premières activités pour être calme et concentré : C’est le premier livre sur le thème de la concentration que nous avons acheté, et après 3 ans d’utilisation il reste un des livres préférés de mes enfants !

 

Mes premières activités pour être calme et concentré

Mon temps calme avec Noah le Panda : Ce livre travail sur les sens et le souffle. Les enfants l’aiment beaucoup et même s’ils aiment que je leur lise, il leur arrive de se raconter l’histoire tout seuls.

 

 

Les contes de l’arc-en-ciel : Ne sachant pas lire, mes enfants ne peuvent pas utiliser ce livres de contes thérapeutiques seuls. Mais il se trouve tout de même tout près de l’espace de retour au calme et Colombe et Petit O’ savent qu’ils peuvent venir me chercher s’ils veulent que je leur lise un des contes.

 

La boîte lumineuse

La boîte lumineuse que j’avais fabriquée reste un des éléments préféré de mes enfants pour leurs temps calme. Observer les formes et les couleurs à la lumière douce les fascine ! Je n’ai pas posé la boîte directement dans l’espace de retour au calme car elle y prendrait trop de place. Elle est rangée avec tout son matériel associé, dans une des étagères situées juste à côté. Vous pouvez trouver des idées de matériel à observer avec la boîte lumineuse ici :

La boîte lumineuse

La Lunii

Cette petite radio qui raconte des histoires aux enfants n’est jamais bien loin de notre espace de retour au calme. Elle n’est pas directement posée avec le reste car je veux apprendre aux enfants à en prendre soin et la ranger par terre me paraît inapproprié. Mais les enfants peuvent la prendre sur les étagères et choisir l’histoire qu’ils veulent entendre ! D’ailleurs, le luniistore vient de sortir une série de séances de méditations et j’ai très envie de les ajouter à notre collection d’histoires !

Lunii

L’affichage

C’est la partie que j’ai le moins développée pour le moment, n’ayant pas encore trouver exactement ce que je cherche. Vous pouvez voir sur les photos une affiche sur laquelle les personnages de Vice Versa (dessin animé apprécié de mes enfants) illustrent les différentes émotions et leur évolution (je ne vous mets pas le lien car je n’ai pas trouvé qui était à l’origine de cette affiche, mais vous pouvez la trouver, ainsi que d’autres, sur mon tableau Pinterest des émotions).

Je cherche toujours de nouvelles affiches, et j’ai proposé aux enfants de trouver des images qu’ils trouveraient apaisantes et qu’ils voudraient accrocher là !

L’aménagement de notre espace de retour au calme

Notre espace de retour au calme est installé dans la bibliothèque, la pièce la plus petite de la maison : en fait c’est une espèce de cagibi de moins de 9m2 et sans fenêtre dont je ne savais trop que faire et que j’ai décidé d’aménager en espace cosy. L’espace de retour au calme occupe un petit coin par terre entre les banquettes et les étagères pleines de livres. Ainsi, l’enfant peut s’y installer confortablement, au sol ou blotti dans des coussins.

 

Notre bibliothèque

L’aménagement a été pensé pour que les enfants trouvent un espace confortable et propice à la relaxation, mais il convient tout à fait aux adultes aussi et je dois vous avouer qu’il m’arrive aussi de m’y installer. Et je pense que les enfants investissent l’espace en partie parce qu’ils me voit le faire aussi.

 

Et chez vous comment se passent les moments de relaxation ? Avez-vous aménagé un espace de retour au calme ? Si vous avez des suggestions, faites en part en commentaire ! C’est toujours sympa d’avoir de nouvelles idées et c’est toujours un grand plaisir pour moi de vous lire !

Unschooling : les rituels qui rythment nos journées

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Il y a quelques semaines, je vous expliquais comment nous étions arrivés au unschooling. Depuis plusieurs mois maintenant, mes enfants (3 et 5 ans) ne vont plus à l’école et il a fallu réinventer le rythme familiale. Je dois avouer que trouver une organisation qui permette aux enfants d’évoluer et d’apprendre sereinement (comprenez parvenir à les canaliser afin qu’ils ne fassent pas de la maison un champs de bataille), et à chacun d’avoir des moments pour soi (comprenez : libérer des moments pour que maman ne deviennent pas complètement folle) n’a pas été une mince affaire. Pour être honnête, même si nous avons trouvé notre voie avec le unschooling, nous n’avons sans doute pas encore atteint l’équilibre parfait, mais nous nous en sortons bien la plupart du temps et je sais que nous sommes en bonne voie ! Et cela grâce à l’organisation dont je vous propose de vous parler aujourd’hui !

cerf-volant

Unschooling : notre organisation au quotidien

Ce qui nous plaît le plus dans le unschooling, c’est sans doute cette liberté de choisir le programme quotidien. Si nous avons envie d’aller à la plage, nous le faisons. Si une copine nous appelle pour nous proposer une sortie à la dernière minute, nous sommes généralement disponibles. Si nous avons envie de rester à la maison et de travailler de manière plus formelle, nous en avons également la possibilité. Mais Colombe et Petit O’ n’ont que 5 et 3 ans et ont encore besoin de repères clairs dans la journée pour ne pas se retrouver perdus (et par là j’entends : pour ne pas faire des crises monumentales !). Nous avons donc un certain nombre de temps forts qui rythment la journée :

  • Le petit-déjeuner : c’est sans doute le pilier de notre journée puisque nous le prenons toujours à la maison. Nous ne le prenons pas toujours tous ensemble puisque chacun le prend à son réveil (et que les enfants se réveillent quand ils veulent, n’ayant pas de contrainte horaire). Le petit-déjeuner est l’occasion pour nous de lire des poésies et de les apprendre. Je trouve important que les enfants apprennent des choses par cœur afin d’entraîner leur mémoire. Et après avoir essayé la lecture de poésies à différents moments de la journée, j’ai remarqué que le petit-déjeuner était le moment qui nous convenait le mieux. Les enfants sont très disponibles, et la poésie les canalise.
  • Le déjeuner avec Papa À Dada ! (oui, nos temps forts de la journée sont clairement orientés bouffe !) : mon mari a la chance de pouvoir rentrer à la maison sur l’heure du midi et nous en profitons largement. Si nous faisons une sortie, c’est souvent en matinée mais nous nous arrangeons pour être rentrés pour le déjeuner. Les enfants sont contents de raconter leur matinée à leur papa, et j’ai l’impression d’avoir une petite pause qui coupe ma journée.
  • Le temps calme du début d’après-midi : malheureusement (pour moi, car admettons-le tout parent savoure intensément les moments de sommeil de son enfant) mes enfants ne font plus la sieste. Mais j’essaye d’instaurer un temps calme car je me sens souvent épuisée après le déjeuner (oui, je sais, manger moins lourd, toussa toussa…).  C’est généralement un moment durant lequel nous lisons des histoires. Mais j’avoue que lorsque je suis vraiment fatiguée, nous nous installons pour regarder un dessin animé.
  • Le temps rituel du soir : comme dans la plupart des familles, le rituel du soir est un des piliers de la journée. Chez nous, les enfants ont le droit de faire une activité calme (nous les encourageons à prendre un livre, mais ne les y forçons pas) et en autonomie avant que nous n’éteignons la lumière.

Bien-sûr, en fonction de nos activités, nous ne respectons pas toujours tous ces moments forts. Mais il reste toujours quelques temps forts pour cadrer la journée et rassurer les enfants.

Découpage de notre semaine unschooling

La semaine aussi est découpée en temps forts :

  • Le découpage jours de semaine/week-end : en semaine, Papa À Dada ! travaille en dehors de la maison. Toutes les sorties en familles ont donc lieu le week-end (vendredi-samedi ici à Dubaï).
  • Les activités extérieures régulières : les cours de gym, de natation, l’heure du conte à la bibliothèque sont autant de repère dans la semaine.
  • Le jour de la cuisine des enfants : j’ai instauré ce petit rituel qui nous fait rentrer dans le week-end, chaque jeudi soir, les enfants préparent le repas pour toute la famille. Ils réfléchissent au menu pendant la semaine, établissent la liste de courses, et le jeudi, nous allons acheter ce dont nous avons besoin et nous cuisinons ensemble.

Comme les repères quotidiens, ces repères sont flexibles. Les cours s’arrêtent pendant les vacances, il arrive que les enfants n’aient pas envie de cuisiner le jeudi (ou que je n’ai pas le courage de superviser), mais il en reste toujours quelques uns. Et globalement, Colombe (5 ans) et Petit O’ (3 ans) arrive facilement à se repérer dans le temps.

Outre les rituels, le repérage passe aussi par quelques outils comme la poutre du temps, ou un semainier.

Grandir librement !

De l’intérêt de structurer le temps, même en unschooling

Le principe de unschooling est de suivre les apprentissages de son enfant en l’accompagnant, sans le contraindre et en essayant de le guider sans le détourner de sa route. Il ne s’agit pas de faire n’importe quoi, n’importe quand et de vivre sa vie uniquement sur des impulsions du moment et sur de l’improvisation, même si l’improvisation a bien-sûr ça place dans ce mode de vie. Le jeune enfant a besoin de repère temporel et de structures, et c’est en les lui apportant, comme une fondation dans son développement, que l’on peut ensuite facilement intégrer l’improvisation. Parce que la nouveauté peut être effrayante, elle est bien plus facilement appréciée si elle se place dans une structure stable. Ainsi, les quelques rituels que nous entretenons en famille, sont autant de piliers sur lesquels mes enfants peuvent s’appuyer pour accepter les nouveautés.

Et quand à 3 ans, on changé de pays, quitté tous ses copains, quitté l’école et changé de langue et de culture au quotidien, les piliers ont plutôt intérêt à être bien solide !

Et chez vous, quels sont les rituels qui structurent votre journée ? Dites le moi en commentaire, car c’est toujours un plaisir pour moi de vous lire et d’échanger avec vous !