Palme d’Or-DIY

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Vous êtes à Cannes et vous cherchez un souvenir à rapporter ? Bien évidemment vous écumez les boutiques pour trouver le souvenir idéal, celui qui représente parfaitement l’image que vous avez en tête lorsqu’on vous parle de Cannes : la Palme d’Or ! Eh bien ne cherchez plus ! Ça n’existe pas !

À l’office de tourisme et dans les boutiques de souvenirs on vous proposera de nombreux objets décorés d’une palme (emblème de la ville), mais point de petite Palme d’Or. À croire que seuls les films primés la méritent ! Et pourtant, de grands acteurs et des prix d’interprétation dramatique, dans votre quotidien vous en croisez beaucoup , à commencer par vos enfants je suis sûre ! Alors aujourd’hui je vous explique comment fabriquer vous-même votre propre Palme d’Or. Belle, élégante et toute en simplicité, elle donnera du charme à votre décoration et récompensera les plus belles prestations de vos bambins !

Le matériel :

  • une feuille de carton
  • une paire de ciseau
  • un crayon
  • de la peinture dorée et un pinceau
  • de la colle

Matériel pour fabriquer une palme d'or

 

Réalisation de la Palme d’Or :

Dans la feuille de carton, découpez un rectangle, une tige et une palme. À l’aide de petites mains, peignez tous les éléments avec la peinture dorée et laisser sécher.

Peindre une palme d'or

Pliez la tige sur une extrémité et collez la plus petite partie à la base en carton. Collez l’autre partie de la tige sur l’envers de la palme. Laissez sécher. Si la palme a tendance à tomber vers l’arrière, on peut fixer un petit morceau de papier pour caler la tige.

tige à fixer sur le socle de la palme d'or

L'arrière de la Palme d'Or une fois collée

 

Et voilà la Palme d’Or prête à être offerte aux plus grands interprètes !

 

Palme d'Or

Pour la personnaliser, vous pouvez ajouter une petite étiquette mentionnant ce qu’elle récompense. Ici, je ne pouvais pas choisir alors j’en ai fabriqué 2. Une pour le prix d’interprétation « des yeux de chat suppliant » de ma Colombe et sa fameuse réplique : « J’aimerais bien avoir un jouet comme ça moi. ». L’autre pour le prix d’interprétation dramatique décerné à mon Petit Olivier pour son rôle dans « Au secours maman a quitté la pièce ! »

Double Palme d'Or chez les À Dada ! cette année !

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Notre atelier customisation pour We Love Préma chez Happinest

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Je vous ai parlé de mon engagement pour We love Préma, l’opération de récolte de bodys en faveur des enfants nés prématurément lancée par Mont Roucous. Le 5 mai dernier, mon équipe, la Team Socca menée par Maman et Pipelette, a eu la chance d’organiser un atelier customisation de bodys par des petits bouts de choux chez Happinest.

Happinest

Happinest est le cocon des familles de la Côté d’Azur. C’est un lieu très original qui accueille parents et enfants autour d’activités qui leurs sont dédiées. On peut assister à des cours de baby gym, de massage pour bébé, des ateliers cuisine, d’éveil musical, la liste est longue ! Mais jusque-là vous me direz-vous, rien de bien original, c’est ce que propose la plupart des lieux d’accueil parents-enfants. Sauf que Happinest pense aussi aux papas et aux mamans en tant qu’adulte, parce qu’on n’est pas que des parents ! On peut alors aussi s’inscrire à une séance bien-être avec un professionnel (ostéopathe, acupuncteur…), à une séance de coaching ou à un cours sport. Le panel des activités proposées est bien trop large pour que je vous en rende compte fidèlement (mais vous pouvez le consulter ici), une chose est sûre, chacun peut y trouver son bonheur ! Et parce que pour bien profiter d’un moment de détente, il faut avoir l’esprit libre, Happinest propose un service de garderie pendant les activités des parents ! On peut alors penser à soi tout en sachant son bout de chou entre de bonnes mains tout près de nous !

tableau_empreinte_happinest

Happinest propose également un programme de Coworking : mise à disposition d’un espace de travail, rencontre avec des experts pour nous guider dans nos projets, service de garderie, location de salle de réunion, tout y est. Plusieurs formules sont disponibles en fonction des besoins. C’est aussi à mon sens un des gros points forts de ce lieu : aider les gens à se rencontrer ! Nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir entreprendre où à travailler chez nous, et nous sommes vite rattrapés par l’isolement. Ce programme de coworking est alors une belle idée pour promouvoir l’échange et l’émulation !

Happinest : baby working

À mon arrivée chez Happinest, j’ai été accueillie par la charmante Charlotte qui est à l’origine du concept. Elle m’a fait visiter les lieux :

Espace enfant chez Happinest

 L’espace enfant est un espace clos par des petites barrières qui permettent aux petits de jouer en toute sécurité tout en gardant papa ou maman à portée de vue. De nombreux jouets et livres sont disponibles pour tous les âges. L’espace est situé contre la vitrine d’Happinest, ce qui lui donne une belle luminosité. Mais je vous rassure, non seulement les vitres sont teintées, mais la vitrine donne sur un parking, les enfants sont donc à l’abri des regards des passants !

Espace créateurs chez Happinest

L’espace créateurs est une mini boutique où l’on trouve vêtements, accessoires, et objets déco. Il y a un grand choix pour les cadeaux de naissance ou pour les petits cadeaux qu’on s’offre à soi-même (enfin, à son bébé !) et c’est une belle occasion de découvrir des créateurs français !

Happinest_espace_cocooning

L’espace bien-être est conçu comme un cocon pour profiter d’un moment de calme et d’apaisement.

Urne We Love Préma chez Happinest

Et comme Happinest est notre partenaire We love Préma depuis le début de l’opération, vous y trouverez notre urne dans laquelle vous pourrez glisser nos petits bodys !

Mais je ne vous ai montré qu’une petite partie du lieu. Pour tout découvrir, je vous propose cette visite guidée par Charlotte elle-même ! (vidéo réalisée par Happiness Vidéo)

L’atelier We Love Préma

C’est dans la salle de loisirs créatifs, recouvertes de bâches afin de pouvoir créer en toute liberté, que Laurie nous a accueillie. Laurie anime les ateliers créatifs chez Happinest, et a gentiment accepté d’animer celui-ci aussi. Après avoir expliqué aux enfants (âgés de 20 mois à 4 ans) qu’ils allaient peindre sur des bodys pour les offrir ensuite à de tout petits bébés, il était temps de se retrousser les manches et de se mettre au travail !

Le matériel était prêt pour la customisation des bodys chez Happinest !

Laurie explique aux enfants le but de l'atelier.

On retrousse ses manches avant de customiser les bodys !

Pour la customisation nous avons utilisé différents matériaux : de la peinture aux doigts pour textile et des feutres textiles. Et les enfants ont pu faire des créations libres (aux doigts ou au pinceau), ou utiliser des pochoirs. Nos artistes en herbes étaient très concentrés et se sont appliqués pour faire plaisir aux petits bébés. Certains n’ont pas plus accroché que cela à l’activité, mais qu’importe, chez Happinest on ne force pas les enfants ! Après un ou deux bodys, ils sont partis joués. Et bien souvent, ils sont revenus d’eux-mêmes peu de temps après (comme quoi, pas la peine de les forcer, il faut juste attendre qu’ils soient prêts !). D’autres enfants ont adoré cette activité et ont même eu du mal à s’arrêter !

Customisation de bodys avec des pochoirs

Les enfants customisent des bodys chez Happinest

Bien préparer son matériel afin de faire le plus joli body possible !

body_peindre_happinest

body_pochoir_hibou_we_love_prema

Les enfants y ont mis tout leur cœur et au final c’est environ 70 bodys qui ont été customisés pendant cet atelier ! Des dessins figuratifs ou non, des empreintes de main, des dauphins, des fées, les bodys sont plus jolis les uns que les autres ! Et sur chaque body nous avons ajouté le prénom et l’âge du petit artiste.

Bodys customisés par les enfants chez Happinest

Bodys customisés par les enfants chez Happinest

Body customisé par Olivia 20 mois
Body customisé par Olivia 20 mois
Body customisé par Mia 3 ans
Body customisé par Mia 3 ans

 

Si vous êtes sur la Côte d’Azur, n’hésitez pas à aller faire un tour chez Happinest à Cagnes-Sur-Mer et à découvrir les nombreuses activités que le lieu propose !

HappiNest
34 chemin du Val Fleuri
068000 Cagnes sur mer

Tél. +33 (0) 9 52 07 55 95
Email : contact@happinest.fr

Toute la Team Socca se joint à moi pour remercier les familles présentes pour leur implication et leur bonne humeur, ainsi que Charlotte et Laurie pour leur accueil ! Et bien évidemment, c’est un immense « merci » que nous disons aux petits artistes qui nous ont beaucoup aidé ce jour-là et qui apporteront tant de soleil et d’espoir aux parents qui recevront ces bodys !

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Kestumdis : l’imagier des animaux, et le carnet de bord du bébé signeur

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Je vous ai déjà parlé de Kestumdis, ce bel imagier de langue des signes pour bébé. Sa réception a été pour nous l’occasion de commencer à signer avec Petit O’ et je vous avais promis de vous parler de l’avancée des progrès ! Chose promise, chose due, et ce sera l’occasion pour moi de vous parler de deux autres livres « Kestumdis » : l’imagier des animaux, et le carnet de bord du bébé signeur.

Couverture du Carnet de bord du bébé signeur de Kestumdis

Le carnet de bord du bébé signeur est un petit cahier (20 pages) dans lequel on peut noter au fil des mois les souvenirs de la vie du bébé signeur. Après une page de présentation classique (photo du bébé, prénom, date de naissance, qui a eu l’idée de signe), on trouve plusieurs pages sur lesquelles ont est amenés à expliquer comme se passe l’aventure à la maison ou chez nounou (à la crèche), quels sont les signes les plus utilisés par le bébé… Puis, vient une fiche mois par mois pour noter les progrès de Bébé, et ceux pendant ses 3 premières années ! Enfin, et je crois que c’est la partie que je préfère, on trouve une fiche nommée « évolution des signes-sons-mots » ou l’on note la date de la première occurrence d’un signe, le son que le bébé y associait et enfin la date où Bébé a su prononcer le mot (ou quelque chose de très ressemblant) et où en toute logique il a arrêté de le signer. C’est la partie que j’aime le plus car en se tenant à une certaine régularité pour la remplir, on peut observer une réelle évolution et on constate à quel point les signes n’entravent pas le langage si on les associe toujours à un son.

Carnet de bord du bébé signeur : les débuts

quelques anecdotes sur l'apprentissage de la langue des signes par bébé

J’aime beaucoup ce carnet qui nous suivra jusqu’à ce que Petit O’ cesse de signer et qui laissera un beau souvenir de ce moment. Très fin et de petit format, il tient parfaitement dans le range document de l’album de naissance de mon bébé. C’est donc là qu’il restera ! Les albums de naissance ne contiennent jamais de partie « bébé signeur » (du moins je n’en ai jamais vu), alors notre carnet de bord est un bon complément ! Pensez-y pour les idées de cadeaux de naissance !

Notre carnet de bord du bébé signeur Kestumdis a trouvé sa place dans l'album de naissance de mon bébé

L'imagier "Mon p'tit vocabulaire, le monde animal" de Kestumdis

L’imagier des animaux est fait sur le même modèle que l’imagier du quotidien dont je parlais dans mon premier article : d’un côté, une image figurant le mot, de l’autre le mot est écrit en haut, une illustration d’enfant signant ce mot se trouve sur la gauche, et sur la droite on peut lire une explication du geste à faire, renforcée par un gros plan de ce geste. L’explication m’a toujours parue très claire, je n’ai donc jamais eu de mal à comprendre le signe que je devais faire. La grosse différence entre ces deux imagiers réside dans le fait que l’image figurant le mot est ici une vraie photo de l’animal présenté. Ainsi il n’y a aucun doute quant à l’animal représenté (quoi, ça ne vous est jamais arrivé de voir un dessin et de ne pas reconnaître ce qu’il représentait ?).

Illustration en photo dans l'imagier du monde animal de Kestumdis

Comment faire le signe du chat

Petit O’ a plutôt utilisé cet imagier pour regarder les animaux et entendre leur nom ou leur cri, que pour apprendre à signer leur nom. En fait, face à son manque d’intérêt quand au fait de signer les noms des animaux, je n’ai pas trop insisté. Petit O’ est un grand amoureux des animaux et devient tout fou quand il en voit, même en photo. Il préfère donc regarder l’imagier en criant des grands « yayi ! » (expression utilisée à chaque fois qu’il voit un animal), des « chachat » ou « waf waf » ! En somme, l’imagier participe à son acquisition du langage, mais a priori cela se fera sans passer par le signe.
Pour Colombe (3 ans) c’est différent. Elle connaît certains signe du quotidien car elle nous voit les faire avec son frère et qu’elle les répète avec nous, mais elle ne les a jamais fait spontanément (puisque de toutes manières elle parle). Mais associer un signe à un animal l’a beaucoup intéressée. Je ne sais si c’était pour elle un jeu de mime, mais elle a souvent demander à apprendre de nouveaux signes. Elle aime donc signer le nom des animaux dans ses jeux d’imitation, et lorsque je la gronde elle détourne très souvent la conversation avec cette phrase qui me donne à chaque fois envie de rire aux éclats : « Regarde maman, je fais la vache ! » accompagné bien-sûr du signe adéquat !

Colombe fait le signe de la vache

Grâce à notre carnet, je suis en mesure de vous raconter la suite de notre aventure ! C’est à 13 mois que Petit O’ a fait son premier signe : nous venions de lire l’imagier du quotidien juste avant l’heure de la sieste, et Petit O’ a spontanément signer « dodo ». Vous imaginez à quel point j’étais fière ! J’étais surprise aussi qu’il réclame son lit, mais finalement je me dis qu’il l’avait certainement réclamé souvent sans que je ne comprenne. Pendant une période de plusieurs semaines, il a signé « dodo » lorsqu’il voulait se coucher, ce qui m’a permis de mieux cerner son rythme (j’avais tendance à le coucher un peu trop tard l’après-midi) et à l’adapter. Maintenant il est devenu rare qu’il signe « dodo », je pense qu’il en ressent moins le besoin depuis que j’ai changé ses horaires de coucher.

Le deuxième mot qu’il a su signer est gâteau. Le signe était 2 coup sur la joue, il a commencé par faire ses coups sur ma joue au lieu de la sienne, ce qui me faisait bien rire ! Finalement il a bien maîtrisé le geste et en a usé et abusé à chaque goûter. Il y associant d’abord le son « gaga », puis « taga ». Et finalement aujourd’hui il ne l’utilise plus. A-t-il appris à dire gâteau ? Est-ce que je comprends trop bien son « taga » pour qu’il n’ait plus besoin de signer ? Pas du tout, non ! Simplement depuis quelque temps, Monsieur préfère le pain ! (Bon en fait c’est depuis que je fais systématiquement le pain moi-même alors ça me satisfait pleinement !)

Enfin, le mot qui perdure et qui est utilisé encore et encore, eh bien c’est… « encore » ! Petit O’ (16 mois) n’arrive pas à prononcer de son qui ressemble suffisamment pour qu’on reconnaisse ce mot, alors il signe. En grand gourmand, il signe surtout au moment des repas. Quand on lui donne à manger, il signe « encore » entre chaque cuillère ! Et quand il mange seul et qu’il a fini son assiette, il ne prend pas toujours le temps de poser sa fourchette pour signer !

Petit O' signe "encore" avec sa fourchette
Désolée pour la qualité de cette photo prise sur le vif !

Au quotidien, nous n’utilisons pas beaucoup de signes, j’avais essayé d’en introduire plus que ceux que nous utilisons réellement, mais soit Petit O’ a réussi à prononcer le mot et a abandonné le signe, soit j’ai arrêté de signer car cela ne m’était pas utile. Je reste pourtant convaincue des avantages de la langue des signes avec Bébé. J’ai parlé de l’exemple du rythme de sommeil que j’ai réussi à mieux comprendre grâce au signe. Au quotidien pour les repas c’est bon aussi de savoir si Petit O’ veut manger plus ou non. Je compte bien continuer à signer dans les situations où ça nous est utile, sans me forcer à introduire des signes dont nous n’avons pas réellement besoin. Et pour ceux qui se posent encore cette éternelle question : j’ai pu constaté que le signe n’a pas retarder l’acquisition du langage chez Petit O’, mais qu’il l’a accompagnée. J’ai même parfois l’impression qu’il lui a donner envie de parler car beaucoup de mot lui sont venus alors que nous travaillions le signe (toujours en prononçant le mot). Et bien qu’étant un bébé signeur à la maison, Petit O’ est considéré à la crèche comme un enfant très bavard et que l’on comprend plutôt bien malgré ses 16 mois ! Alors si vous avez envie de découvrir la langue des signes pour bébé, n’hésitez pas à aller faire un tour sur la boutique du bébé signeur et à chercher des ateliers près de chez vous (pour info, Nathalie, la fondatrice de Kestumdis organise des ateliers sur Toulouse !)

Merci à Nathalie pour l’envoi de l’imagier et du carnet de bord, et pour nous avoir embarqué dans cette super aventure qu’est celle du bébé signeur où parents et bébé se comprennent tellement plus facilement !

Cet article est ma participation à « Chut les enfants lisent », le rendez-vous du blog Devine qui vient bloguer ?

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Timeline Cannes & Cinéma – 1,2,3 Jouez

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En plein Festival de Cannes, je ne pouvais pas vous présenter un autre jeu que « Timeline Cannes et Cinéma » pour le rendez-vous 1,2,3 jouez organisé tous les 15 du mois par Le blog d’une maman Pipelette.

Boîte en métal de "Timeline Cannes et Cinéma"

Le jeu n’est pas sortie à l’occasion du Festival du Film qui vient de débuter, mais pour les 30 ans du Festival du Jeu en février dernier (vous savez, je vous en ai parlé ici). Le thème était tout trouvé car la ville de Cannes est intimement liée au cinéma. En amoureuse des jeux de société, amatrice de cinéma et cannoise, je ne pouvais pas passer à côté de ce jeu.

Timeline_cannes_contenu

Dans une jolie boîte en métal pratique pour le transport, on trouve 110 cartes correspondant à des films primés à Cannes. Les cartes sont éditées en double avec une différence : une moitié est en français, l’autre en anglais. Et c’est un point que je critiquerai un peu. D’abord parce que cela réduit le nombre de cartes pour jouer, et que concrètement la moitié du jeu ne nous sert pas. Ensuite, parce que tant qu’à faire, les titres auraient pu être dans la langue originale du film. Pour une partie plus longue, on peut tout de même réunir les cartes avec celle d’un autre Timeline (le « Musique et Cinéma » s’y prête bien). Concernant les cartes, toujours, je les trouve un peu petites, et surtout certains éléments sont difficile à lire. Le nom du réalisateur par exemple est écrit si petit qu’on le distingue à peine.

Timelinecannes_cinema_cartes

J’arrête mes critiques. Les illustrations de Pierô sont vraiment très jolie.

timeline_cannes_partie

Le principe du jeu est simple et identique pour toutes les versions de Timeline : chaque joueur a 4 cartes dans les mains (ou plus pour une partie plus longue). Les joueurs posent leurs cartes devant eux sans jamais les retourner, afin de ne pas laisser apparaître la face « date ». On place une carte au centre face « date » visible. À tour de rôle les joueurs placent leurs cartes dans l’ordre chronologique. S’ils y parviennent, ils ne prennent pas de nouvelle carte. S’ils échouent, ils piochent une carte. Le premier joueur qui place sa dernière carte remporte la partie.

Le jeu est intéressant mais pas toujours facile ! L’âge minimum indiqué est de 8 ans, ce qui sur le principe est tout à fait possible car les règles sont simples. Mais à moins d’un enfant vraiment passionné par le cinéma et qui connaîtrait (au moins de nom) des films très déconseillés pour son âge, je ne crois pas que cette version soit vraiment adaptée aux enfants. En revanche, elle plaira aux adolescents et adultes cinéphiles. Nos parties nous ont permis de nous remémoré des films vus il y a longtemps, nous ont donné envie d’en voir ou d’en revoir d’autres. En somme, c’est un bon moment de jeu qui nous amène à en savoir plus sur l’univers du Cinéma de Cannes.

Timeline Cannes & Cinéma
De 2 à 8 joueurs à partir de 8ans.
Durée moyenne de la partie : 15 minutes
Prix conseillé : 15€

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Musique et élastiques – À Tout bout d’chant

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Quand Cécile du blog La Cour des Petits nous a rappelé que cette semaine avait lieu le rendez-vous À Tout bout d’chant, je me suis dit que j’allais passer mon tour. Des idées, je n’en manque pas, mais elles demandent toutes une préparation et en ce moment je manque cruellement de temps ! Finalement, en flânant sur Pinterest, je suis tombée sur une idée plutôt sympathique et incroyablement rapide à mettre en place : Jouer de la musique avec une boîte et des élastiques !

Avec une boîte en carton et des élastiques, Colombe s'est improvisée guitariste !

C’est s’avancer un peu que de dire qu’on va jouer de la musique, certes. Mais c’est une bonne activité pour expérimenter les sons, les tonalités, la résonance, et le matériel nécessaire est facilement trouvable. En fait j’avais déjà tout chez moi puisqu’il a suffit que je trouve quelques boîtes de matières différentes, et des élastiques en caoutchouc.

Boîtes en carton, métal et plastique, et élastiques en caoutchouc

La première étape consiste à entourer les boîtes ou leur couvercle avec les élastiques. Cette étape de préparation fait travailler la motricité fine et cela a beaucoup plu à ma Colombe (3ans et 3 mois). D’ailleurs pendant toute l’activité, elle n’a cessé de rajouter des élastiques, ce qui me pousse à me demander si ça n’est pas ce qu’elle a préféré !

Colombe place les élastiques sur la boîte

Ensemble de boîtes entourées d'élastiques pour jouer de la musique

Nous avons ensuite fait vibrer les élastiques, constatant la différence de tonalité en fonction de leur place sur la boîte, mais aussi la résonance différente en fonction de la profondeur de la boîte. La matière change également le son. Pour cette activité je n’ai choisi que 3 matières différentes (le métal, le plastique et le carton) car ma fille est encore jeune, mais avec des enfants plus vieux on peut multiplier les matières et les tailles de boîtes à l’envie. On peut même leur proposer d’aller explorer la maison afin de trouver eux-mêmes des boîtes  !

Nous avons pris du plaisir à comparer les sons, et Colombe va même vous présenter chaque boîte l’une après l’autre ! Vous remarquerez en fin de vidéo la boîte préférée de Colombe n’est pas celle qui produisait le plus joli son, mais celle sur laquelle elle parvenait à mettre les élastiques facilement !

 Même si nous n’avons pas vraiment joué de musique, nous avons fait remarquer à Colombe que la note change en fonction de la tension exercée sur l’élastique. Papa À Dada ! s’est même amusé à « accorder » la boîte de thé pour nous jouer « Au clair de la lune » !

 

L’activité, ma pris quelques minutes à mettre en place et ne m’a rien coûté puisque j’avais déjà tout à la maison, et pourtant elle a énormément plu à Colombe. Elle a beaucoup le travail de motricité, mais s’est aussi intéressée aux sons que produisaient les boîtes. Il a été difficile de laisser son activité pour aller dormir ce soir, et cela ne s’est fait qu’avec la promesse que l’on recommencerait demain !

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Vivre à Cannes pendant le Festival !

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Je déclare le 69ème Festival International du Film de Cannes ouvert ! Bon, d’accord, ça n’est pas à moi de déclarer ce genre de choses, mais il n’empêche que le Festival de Cannes vient de débuter. Et s’il y a une période particulière quand on vit à Cannes, c’est bien le Festival ! Imaginez un peu : le Monde a les yeux rivés sur notre petite ville de 73000 habitants ! Vous trouvez que c’est prétentieux de dire ça ? Allumez donc la télévision à l’heure des informations ! Mais si la télévision vous montre les paillettes, les beaux acteurs et les jolies robes (généralement portées par de belles actrices), je préfère vous dévoiler l’envers du décor et vous parler de l’ambiance cannoise pendant le Festival ! Voici donc une liste de choses à savoir sur ce que représente vraiment vivre à Cannes pendant le Festival !

Jouer à marcher sur la palme de Cannes

  1. Pendant le Festival, le cannois ne sort pas de chez lui ! Alors que la ville s’agite pour préparer l’événement, il n’est pas rare d’entendre les cannois (et moi la première) déclarer qu’ils ne mettront pas le nez dehors pendant ces 11 jours ! Routes fermées à la circulation, lignes de bus déviées et population qui aura presque triplé, le Festival chamboule complètement la vie de la cité alors quand on y vit à l’année, on évite le centre ville pendant cette courte période. On se promet même de faire un stock de vivres comme pour tenir un siège et de vivre en ermite ! Et pourtant… par refus de changer ses habitudes ou par curiosité et envie de profiter un peu de la fête, nous finissons toujours par sortir un peu de chez nous et aller voir ce qui se passe !
  2. Pendant le Festival, le cannois est un peu sous tension ! Il ne faut pas nous en vouloir, mais comme je vous le disais, la vie de la cité est vraiment chamboulée pendant le Festival. Pour vous donner une idée à Cannes les bus ont des horaires « période scolaire » et « vacances scolaires » comme dans chaque ville, mais ils ont aussi des horaires « Festival du Film » ! La tension se fait d’ailleurs bien sentir dans les bus car bien qu’ils soient plus nombreux, ils sont aussi bien remplis. Entre les autochtones qui reviennent du marché avec des cabas qui débordent et les touristes qui tentent de rejoindre leur hôtel avec des valises plus grosses qu’eux, imaginez un peu la tête des gens quand j’essaye de monter avec ma poussette double ! Bon, je vous rassure on trouve toujours une solution et là, il faut saluer la compagnie de bus qui gère la logistique avec efficacité !
  3. Il pleut toujours pendant le Festival ! Et ça les cannois sont capables de vous l’affirmer même quand il fait grand soleil ! C’est vrai qu’on observe généralement quelques pluies. Mais le festival a toujours lieu début mai, soit au milieu du printemps, et il dure une dizaine de jours, donc statistiquement, il n’est pas surprenant qu’il pleuve une ou deux fois pendant cette période. Mais voilà, les cannois déplorent souvent la pluie qui vient gâcher la fête chaque année, un peu comme si c’était la faute du Festival !
  4. Le cannois devient agent immobilier ! Je vous l’ai dit, la population de la ville peut tripler pendant le Festival de Cannes, et même si les hôtels et résidences de vacances sont nombreux, il faut loger tout ce petit monde. Alors pour quelques jours, Cannes devient capitale du Coach Surfing (vous savez, louer son canapé ou une chambre à quelqu’un pour une courte période). C’est l’occasion d’arrondir la fin du mois certes, mais c’est aussi une belle opportunité pour faire des rencontres, en apprendre plus sur les métiers du film, partager avec des passionnés et vivre le Festival d’une autre manière.
  5. Le cannois a le droit à son moment de célébrité et peut aussi monter les marches ! Chaque soir pendant le Festival a lieu la mythique « montée des marches » suivies sur les télévisions dans le Monde entier, elle précède la séance du soir qui a lieu dans le grand auditorium Lumière. On peut voir alors les acteurs en vogues, les réalisateurs à la mode, la sous-préfète et … quelques cannois. En effet, si les projections du Festival de Cannes ne sont accessibles que sur invitation, un certain nombre de ces invitations sont réservées aux habitants de la ville qui peuvent participer à un tirage au sort afin de les gagner ! Une belle attentions de la mairie qui aide les cannois à ne pas se sentir exclu de la fête !
  6. Les rues se peuplent de gens bizarres ! Le Festival attirent les artistes et qui dit artistes dit souvent excentricité. Et la palme revient à cet homme rencontré l’année dernière dans un bus, il était vêtu d’une combinaison intégrale (couvrant même le visage) rose et d’un nœud papillon (on est à Cannes quand même, il faut un minimum de classe !). Cet homme charmant nous faisait des révérences et amusait la galerie sauf peut-être ma Colombe qui a été très impressionnée, et pas vraiment rassurée. Un an après, elle nous raconte encore parfois : « Il était bizarre ce Monsieur Rose ! »
  7. Paradoxalement, les cannois ne peuvent pas aller se faire une toile pendant le Festival ! Si le Festival du Film a lieu au Palais des Festivals, le Marché du Film, lui, se déroule en parallèle dans les salles de cinéma cannoises. Les films à l’affiche dans le pays ne sont plus présentés à Cannes. Si les cannois peuvent assister aux séances du Festival sur invitation ou profiter du cinéma en plein de la plage (quand il n’est pas annulé pour cause de pluie, voir le 3ème point), pour les films du moment, il faut attendre une dizaine de jours !
  8. Il y a toujours quelque chose de sympa à faire dans la ville pendant le Festival, et souvent gratuitement, à condition de ne pas être gêné par la foule. Profiter des nombreux événements organisés par les marques (dégustation de produit, maquillage gratuit), assister au tournage des émissions de télé qui déplacent leur plateau sur la Croisette, ou tout simplement, s’agglutiner près de l’entrée des hôtels pour tenter d’apercevoir une mèche des cheveux de Brad Pitt (ou n’importe qui d’autre, je ne garanti pas l’identité des célébrités que vous croiserez).
  9. À défaut de se faire une toile on peut toujours admirer les murs. Depuis 3 ans, l’exposition en plein air « Cannes fait le mur » présente une série de toile sur les façades d’immeubles ou toiles aériennes suspendue dans la rue d’Antibes (l’artère commerçante). On peut alors admirer des photos d’acteurs, d’actrice, de scènes de films… Et pour ceux qui en veulent plus, les abribus sont tous décoré d’un portrait d’acteur.
  10. Enfin, pendant quelques jours, le Palais des Festival devient un peu plus qu’un « gros truc moche ». Merci à Laurent Lafitte qui a souligné ce point dans son discours pour la cérémonie d’ouverture hier.

Vivre à Cannes pendant le Festival représente un enfer pour certains. Il n’y rien de très agréable à devoir partir de chez soi une heure plus tôt chaque matin car les routes sont bouchées et les parkings pris d’assaut. C’est difficile aussi de voir sa tranquillité troublée par des touristes qui prennent leurs aises et ne font pas toujours attention à ce qui se passe autour d’eux. Et c’est vraiment rageant de se mettre en retard parce qu’on ne peut pas monter dans le bus rempli de festivaliers, alors qu’on doit se rendre au travail, au lycée… Pendant une dizaine de jours on doit mettre notre vie sur pause ou l’adapter énormément. Aucun cannois ne fixera de rendez-vous important à cette période-là et nous savons qu’il faut limiter nos déplacements. Alors ce Festival nous le redoutons et nous le critiquons, mais dans le fond nous l’aimons bien quand même. Pour peu qu’on prenne son mal en patience et qu’on tente de profiter des bonnes choses, il nous fait aussi vivre des moments inoubliables et il fait parler de notre ville que nous aimons tant ! Il nous place sous les feux des projecteurs pendant un instant, nous fait rêver et fait partie de intégrante notre identité !

Pour en apprendre plus sur le Festival, allez voir le site officiel du festival ou le site de la mairie de Cannes.

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Le Petit Poucet de Charles Perrault, illustré par Gustave Doré

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Le Petit Poucet, tout le monde connaît cette histoire ! Mais connaissez-vous le conte original écrit par Charles Perrault à la fin du XVIIème siècle ? Saviez-vous que c’est avec les illustrations de Gustave Doré en 1861 qu’est né le format d’album pour enfant que l’on connaît aujourd’hui ? À l’époque, Gustave Doré a illustré plusieurs conte de Charles Perrault, mais s’il s’est contenté d’une ou deux pages illustratives pour chaque conte, il en a réalisé 11 pour le Petit Poucet. C’est dont le conte original accompagné de ces 11 illustrations que les éditions MicMac viennent de rééditer.

Couverture du Petit Poucet de Charles Perrault illustré par Gustave Doré

Lorsque je l’ai reçu à la maison, j’ai été séduite par sa qualité. C’est un grand (28 x 34 cm) et beau livre, le papier est épais et n’est pas glacé, ce qui lui donne un air de livre ancien. Le grain du papier est vraiment agréable à toucher et à voir. Ça n’a l’air de rien, mais c’est une somme de détails comme celui-ci qui nous plonge dans une autre époque !

Le Petit Poucet : détail, le grain du papier

Ce livre est tellement beaucoup que Papa À Dada ! s’est plongé dedans dès qu’il l’a aperçu, alors qu’il ignore généralement les livres et objets que je garde de côté pour en parler sur le blog. Il a passé de longues minutes à observer les dessins, toucher le papier et à apprécier l’histoire. J’ai d’ailleurs fait de même, et cela m’a rappelé à quel point cette histoire est dure, mais aussi comme elle comporte beaucoup de vocabulaire que ma Colombe (3 ans) ne maîtrise pas encore. J’avais donc une certaine appréhension avant de lui proposer cette histoire. Mais finalement, j’ai été rassurée dès la première lecture ! Le livre est long. Nous nous contentons donc de ne lire qu’une ou deux pages à chaque fois et je prends bien le temps d’expliquer le vocabulaire à Colombe. En effet, les enfants d’aujourd’hui sont abreuvés d’histoires sur le quotidien, la nature, le respect… Mais ils sont parfois bien loin de savoir ce qu’est un bûcheron, la famine ou un ogre !

Le bûcheron et sa femme sont inquiets et décide d'abandonner leurs enfants

Nous prenons donc notre temps pour lire ce livre, mais il fascine ma Colombe. Chaque planche est réalisé avec une finesse et un soucis du détail incroyable. Les couleurs sont très appuyées, tantôt sombres lorsque les personnages sont dans la forêt, ou plus chatoyantes quand ils sont près du feu ou au grand air. Nous aimons lire chaque page et nous arrêter sur l’image qui l’accompagne pour relever chaque détail. Sur l’image ci-dessus (c’est celle qui intrique le plus ma Colombe) nous aimons observer l’air inquiet de la bûcheronne, la maigreur des animaux, et le Petit Poucet qui s’est caché pour espionner la conversation de ces parents. C’est une image bien intrigante pour une petite fille de 2016 qui vit dans l’opulence !

Pendant que l'ogre dort, le Petit Poucet lui vole ses bottes

Certaines images occupent une double page et sont accompagnée d’une citation calligraphiée. Vous l’aurez compris, ce livre est un régal à lire, mais aussi juste à regarder. Ses illustrations me font penser aux images d’Épinal que j’observais pendant des heures lorsque j’étais enfant. Comme à l’époque (mais cette fois accompagnée de ma fille), je tente de saisir le moindre détail de l’image et je pars dans mes pensées…

Le Petit Poucet : titre

Le Petit Poucet est disponible aux éditions Mic Mac pour 12,95€ ce qui n’est vraiment pas cher par rapport à sa très belle qualité ! Je vous conseil vivement de vous le procurer même si votre enfant est petit comme ma Colombe. En expliquant bien le vocabulaire et en ne se forçant pas à tout lire d’un coup, on passe un beau moment de partage et d’observation !

Ce billet est ma participation à « Chut les enfants lisent », le rendez-vous littéraire du blog Devine qui vient bloguer.

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Mauvaise Mère – un livre poignant sur les blessures de l’adoption

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Accueillir son enfant dans son foyer est le début d’une belle histoire. Et quand cet enfant a connu la misère et la séparation d’avec sa famille biologique, que l’on a soi-même eu des difficultés ou une impossibilité à concevoir, bref quand cet enfant qu’on accueille est adopté, c’est le début d’un rêve. De belles histoires, l’adoption en compte des milliers, heureusement. Mais comme toujours dans la vie, le rêve peut tourner au cauchemar. C’est ce cauchemar que raconte Mauvaise Mère, le livre de Judith Norman.

Le titre apparaît sans ponctuation car comme le raconte souvent Judith Norman dans les interviews, le lecteur y mettra le ton qu’il voudra. Chacun est libre de son point de vue, cette mère nous livre juste son histoire.

Mauvaise_mere_couverture

Mauvaise Mère part d’un évènement marquant par sa violence. Le jour de son 32ème anniversaire, Mina, la fille adoptive de Judith assène insultes et coups à sa mère qui n’avait pas prévu de foie gras avec le champagne. Judith est blessée physiquement et psychologiquement. Ce jour marque alors le début d’une période de 5 mois durant lesquels malgré tout l’amour que Judith porte à sa fille, elle refusera de la voir afin de se protéger. Judith va alors se battre pour rétablir une relation saine entre elle et son mari, en essayant notamment de lui faire réaliser qu’il ne peut pas rester complètement soumis à sa fille. Mais elle va aussi se battre pour faire comprendre que cet éloignement ne remet pas en cause son amour pour Mina, car malgré toutes les difficultés elle reste sa fille.

Loin des histoires idylliques d’enfants adoptés trouvant leur salut grâce à leur nouveau foyer, celle de Judith et Mina nous enseigne que parfois tout l’amour du Monde ne suffit pas. Mina, cette petite fille dénutrie venue d’Éthiopie à l’âge d’un an a vite repris des forces physiquement. Mais les blessures d’amour sont parfois impossible à  guérir, même par une maman aimante et un papa dévoué. Et Judith Norman l’explique parfaitement :

« À quel moment notre vie avec Mina avait-elle basculé ? Avions-nous cru, comme certains, que l’adoption était un conte de fées ? Non. Il y a tant de blessures à colmater, nous savions que ce ne serait pas facile ! Rien n’est automatique. L’amour ne peut pas tout, même si l’on y croit très fort. La « chance » d’être adopté, disent les ignorants ! Pour les parents en mal d’enfant peut-être mais pour l’enfant, pas une chance ce qui lui arrive : il n’a rien demandé ! Abandonné « pour son bien », cette phrase qui carillonne dans leur tête et que jamais les parents, même les plus aimants ne pourront effacer. »
(chapitre 5)

Au-delà du thème de l’adoption, Mauvaise Mère est aussi un fabuleux récit sur la difficulté de rester un couple lorsque l’on est parents (et qui plus est lorsque les relations avec son enfant sont difficiles). C’est un livre sur l’ambiguïté des mères (et des pères) dont l’amour n’est jamais remis en question, même lorsque l’enfant leur fait vivre l’enfer.

Je pourrai vous parler de ce livre pendant longtemps tant il m’a touchée, mais je pense que le mieux c’est que vous le lisiez. Judith Norman nous livre son expérience sans chercher la pitié, sans accuser personne, sans prétendre connaître la solution, mais avec beaucoup de courage.

Judith Norman, Mauvaise Mère, Ed. Les liens qui libèrent, 2016

Merci aux éditions Les liens qui libèrent pour l’envoi de ce livre bouleversant.

Pour en savoir plus sur le livre, retrouver deux interviews de Judith Norman :

Elle fût l’invitée des Maternelles sur France 5 et de LCI.

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Nos couches lavables pour la nuit

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Hier je vous parlais de nos couches lavables dans un long article (ici) mais je ne vous ai parlé que des couches que nous utilisions pendant la journée. En effet, il existe des couches lavables pour la nuit, plus absorbantes et avec un « effet au sec » qui empêche les irritations de la peau. Je n’ai pas utilisé ce système dès la naissance de ma fille il y a 3 ans, (par facilité j’avais opté pour des couches jetables écologiques pour la nuit), mais cela fait plus de 18 mois que je les utilise alors là encore j’ai pas mal de recul.

Nos couches lavables pour la nuit :

J’utilise donc des couches Dodo Bambou de chez Lulunature (en orange sur la photo). Elles ont une face en bambou et coton, et l’autre face en polaire qui donne l’effet au sec. Ses nombreux boutons pressions permettent d’adapter la couche à la taille de l’enfant, de 5 à 15 kg. Pour plus d’absorption, je place un insert (vendu avec la couche) à l’intérieur. Je mets également un voile de protection pour recueillir les selles, et par dessus je mets une culotte de protection Popolini.

Couche lavable pour la nuit

La couche est très facile à mettre (encore une fois, Petit Ourson nous sert de modèle !).

Petit Ourson en couche lavable pour la nuit

Et une fois la culotte de protection placée, c’est vrai qu’elle fait un gros popotin, mais la nuit on dort alors ça ne se voit pas ! (comment ça la nuit on dort ? Vos enfants ne font pas leurs nuit ?! … Les miens non plus je vous rassure !)

Petit Ourson en couche lavable pour la nuit avec culotte de protection

Nos couches lavables pour la nuit au quotidien :

Je suis très contente de ces couches. J’en ai 5, ce qui me permet généralement d’en avoir toujours une propre. Pour être sûre de ne pas manquer, il m’arrive de les laver avec le linge de la famille si la poubelle à couche n’est pas suffisamment remplie pour faire une machine. Je les trouve un peu longue à sécher, mais je suis habituée aux langes qui sèchent en un rien de temps, donc je suis certainement difficile. Du point de vue du confort, je n’ai rien à redire. Ma fille a la peau sensible et porter une couche lavable pendant une dizaine d’heures ne l’a jamais irritée, grâce au voile polaire de la couche qui laisse la peau au sec. L’enfant n’étant pas dans l’humidité, on ne peut pas non plus déplorer de réveil par la faute des couches.

Le système a donc fait ses preuves et nous convient parfaitement. Il nous arrive encore de mettre des couches jetables pour la nuit lorsque je suis en retard dans les lessives, mais jamais parce que cela serait plus pratique. Chaque couche coûte une vingtaine d’euros, j’ai donc dépensé 100 € qui ont vite été rentabilisés.

Et chez vous, les enfants sont en couches lavables ? N’hésitez pas à me donner votre point de vue ou à me poser des questions en commentaire !

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Nos couches lavables

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Après 3 ans d’utilisation, je reviens (enfin !) sur mon expérience des couches lavables. Et je parle bien de mon expérience car je suis bien loin d’être une experte !

C’est pendant ma première grossesse que j’ai décidé d’utiliser des couches lavables : respectueuses de l’environnement, elles sont aussi exemptes de tous les produits nocifs que l’on peut trouver dans les couches jetables (et qui ne sont pas mentionnés dans la liste des composants de ces couches puisque l’affichage de cette liste n’est pas une obligation, comme c’est pratique !), elles sont aussi économiques sur le long terme et on prétend même que les enfants seraient propres plus tôt grâce à elles !

Mon ventre s’arrondissant, j’ai commencé à me renseigner et mon principal outil a été l’excellent livre Les couches lavables, ça change tout de Christelle Beneytout aux éditions La Plage. Dans un tout petit format et pour seulement 5€, ce livre aborde l’essentiel de ce que l’on doit savoir sur les couches lavables. Je m’en sers encore régulièrement, notamment pour la recette du décrassage (fait de retirer les résidus de lessives et de calcaire accumulés au fil des lavages). Pour aller plus loin, certains sites sont vraiment bien faits. Celui que j’ai consulté à mes débuts n’existe plus, mais j’ai trouvé celui-ci qui semble très complet : Les couches lavables.

Après m’être longtemps renseignée sur les différents systèmes existants, j’ai choisi celui avec lequel j’allais commencer selon deux critères : la rapidité de séchage des couches une fois lavées, car j’avais peu de place pour étendre mon linge, et le prix d’achat car je ne me voyais pas dépenser trop sans savoir si les couches lavables me conviendraient vraiment. J’ai donc décidé d’acheter des langes.

J’ai acheté une quarantaine de langes de 80 x 80 cm ainsi que 5 culottes de protection Popolini, une boîte de 100 feuilles de protections, et 2 attaches pour lange « Snappi ». Le tout m’a coûté une centaine d’euros (je ne vous mets pas le détail car les prix ont sans doute changé et j’avais pris le temps d’un long comparatif afin d’arriver au meilleur prix). Grâce à un bon entretien, les culottes de protection sont toujours en très bon état, mais il a fallu que j’en achète 10 de plus lorsque Colombe a grandi. Mon stock actuel compte donc 5 culottes taille S, 5 en taille M et 5 en taille L (très peu utilisé puisque Colombe a été propre avant ses 2 ans). J’ai également racheté des boîtes de feuilles de protections puisqu’on les met à la poubelle avec les selles, mais comme on peut les laver plusieurs fois sans qu’elles ne s’abîment, je n’ai pas eu à en racheter trop souvent. Enfin, une des attaches pour lange s’est cassée après 2 ans et demi de bon et loyaux service (ce qui pour moins de 3 Euros reste un bon rapport qualité/prix), j’en ai racheté 3 afin d’en avoir en stock. Enfin, beaucoup de mes langes se sont abîmés par ma faute (un peu paresseuse, je les ai passés plusieurs fois au sèche linge). 40 langes étant bien plus qu’il n’en fallait pour un seul enfant, j’ai pu jeter les plus troués sans avoir besoin d’en racheter de nouveaux.

Matériel nécessaire pour un change :

Matériel nécessaire pour utiliser un lange comme couche

Sur la photo vous pouvez voir un voile de protection pour retenir les selles et une attache pour lange en haut, une culotte de protection et un lange plié en bas.

Plier un lange pour en faire une couche :

Avant d’être utilisé comme couche, le lange doit être plié d’une manière qui lui permet d’épouser la morphologie de l’enfant. J’effectue ce pliage avant de ranger mes langes près de la table à langer, ils sont donc prêt à l’utilisation à chaque change. Voici donc comment plier un lange :

Plier le lange en deux. Je place toujours l’étiquette sur le côté droit, ainsi une fois le pliage terminé elle se retrouve dans la partie qui absorbe l’urine et ne risque pas de gratter l’enfant.

lange plié en deux

Attraper le coin en bas à gauche (uniquement sur l’épaisseur du dessus) et la place en bas à droite afin de former un triangle.

Former un triangle avec la partie supérieure.

Retourner le lange en veillant à ne pas défaire le pliage.

lange retourné

Plier la partie qui fait un rectangle deux fois. On peut placer un insert absorbant à l’intérieur du pli.

on peut placer un insert absorbant dans le pli

lange plié, prêt à être mis

Pour stocker le lange, je plie les bords vers le centre et plie le rectangle en deux.

Mettre le lange sur le bébé :

Sur le lange préalablement plié, on pose un voile de protection qui permettra de récupérer les selles.

Lange prêt à mettre comme couche avec un voile protecteur

On pose alors bébé sur le lange (ici c’est Petit Ourson qui sert de modèle !).

Mettre un lange comme couche sur un bébé

On rabat la partie centrale du lange sur le bébé.

Plier la partie centrale du lange sur le bébé.

Rabattre les côtés du lange pour le fermer (vous ajusterez la taille du lange en refermant le pli sous les fesses).

Rabattre le plis sous les fesses pour ajuster la taille du lange

mettre_lange_couche_etape_4

Fermer le lange à l’aide de l’attache pour lange puis mettez la culotte de protection par-dessus afin de garantir l’imperméabilité !

Lange fermé à l'aide d'une attache pour lange

Lange et culotte de protection sur bébé

Petit Ourson est vraiment petit alors la couche paraît grosse sur lui, comme elle le serait sur un nouveau né. Mais plus l’enfant grandit et moins la couche lui fait de grosses fesses. Elle n’entrave pas non plus les mouvements de l’enfant. Mes deux enfants ont toujours porté des langes et aucun n’a eu de retard moteur notable, ils ne semblaient pas non plus gênés. Ce système n’est pas le plus absorbant qui existe, il faut donc changer les couches souvent (par période, j’ai pu changer les couches toutes les heures, mais c’était pour que mes enfants aient constamment une couche sèche). Cela paraît contraignant, mais il y a un avantage : l’enfant ressent immédiatement lorsqu’il fait pipi et bien souvent les enfants en couches lavables sont propres très tôt. Pour Colombe c’était tout juste avant 2 ans, pour Petit O’, on verra bien…

Les parents qui ne connaissent pas les couches lavables sont souvent rebutés par le fait de devoir nettoyer après les selles, ou de subir de fortes odeurs à cause des couches qui attendent d’être lavées. En réalité je trouve qu’on est bien moins confronté aux selles et aux odeurs qu’avec des couches jetables. Pour les selles, on les recueille dans le voile de protection et on les jette dans les toilettes, ainsi pas d’odeur et on n’a pas à mettre les mains dedans ! C’est ce que l’on voit sur la photo ci-dessous (oui, Petit Ourson fait caca des petites perles de couleur !). Quant au stockage avant le lavage, il suffit de rincer les couches à l’eau avant de les mettre dans une poubelle en plastique fermée (dans laquelle on peut ajouter un peu d’huiles essentielles) et on ne subit aucune odeur. J’ai pu faire une comparaison avec les couches jetables très récemment puisque j’en ai utilisé pendant une semaine complète : une seule couche jetable remplie de selles sent beaucoup plus fort que 2 jours de couches lavables qui attendent de passer en machine !

on recueille les selles grâce au voile de protection qu'on jette ensuite dans les toilettes

Ce système nous a toujours convenu. Il est parfois critiqué car il est plus long à mettre sur l’enfant que des couches préformées, et c’est vrai que ça a parfois été du sport pour les mettre sur mon fils, mais jamais rien d’insurmontable. J’utilise ces couches même en balade à condition qu’on ne parte pas plus de deux heures, et sans oublier de prendre un petit sac de transport étanche en plus des langes propres ! En revanche l’absorption est trop limitée pour un usage la nuit. J’ai donc longtemps utilisé des couches jetables écologiques, jusqu’au jour où j’ai décidé d’investir dans un système pour la nuit. Mais ça… je vous le raconterai bientôt !

Et chez vous, les enfants sont en couches lavables ? N’hésitez pas à me donner votre point de vue ou à me poser des questions en commentaire !

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