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Pizza à la pêche ! Nos recettes pour recevoir

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Ici on adore la pizza et on en mange très souvent, surtout depuis que j’ai acheté une machine à pain ! J’essaye souvent de nouvelles recettes et pour faire plaisir à mes grands gourmands, j’ai décidé d’essayer une recette sucrée ! Inspirée par les fruits d’été, j’ai jeté mon dévolu sur des pêches bien juteuses !

Les Ingrédients de la pizza à la pêche :

  • une pâte à pizza (on peut la faire soit-même ou en acheté une toute prête)
  • du mascarpone (un pot de 250g suffit et vous n’utiliserez pas tout)
  • deux belles pêches
  • deux cuillères à soupe de sucre
  • un trait de vinaigre balsamique

La recette de la pizza à la pêche :

Étalez la pâte à pizza sur le plan de travail. Recouvrez la pâte avec du mascarpone : on sert beaucoup de pizza avec une base crème fraîche, j’ai récemment remplacé la crème fraîche pour du mascarpone et j’ai constaté que mes pizzas étaient moins sèches et beaucoup plus onctueuses. Coupez les pêches en quartiers et répartissez-les sur la pâte. Saupoudrez le tout avec le sucre et mettez à four chaud entre 20 et 30 minutes. Sortez du four et versez un trait de vinaigre balsamique pour donner une pointe d’acidité !

Pizza à la pêche

C’est prêt ! Vous pouvez servir et régaler vos invités !

Nos recettes pour recevoir

Cette recette est ma première participation au rendez-vous « Nos recettes pour recevoir » de Féelyli.

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Compter les jours jusqu’à la rentrée

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Dans une semaine, Colombe fera sa première rentrée à l’école. Elle s’y prépare activement : elle a visité l’école, elle sait comment y aller (et a essayé de me convaincre hier qu’elle serait tout à fait capable de faire le trajet seule), a choisi son cartable et voulu le remplir. Il ne se passe pas une journée sans qu’elle ne me dise : « C’est aujourd’hui que je vais à l’école ? Non ? Alors c’est demain ? ». Bref, l’impatience est à son comble et c’est assez difficile à gérer à un âge où la notion de temps n’est pas encore précise. J’ai alors repensé à une guirlande pour décompter les jours que j’avais vu sur Le Pays des Merveilles et j’ai proposé à Colombe d’en fabriquer une aussi.

Le matériel :

  • une ou plusieurs feuilles de papier coloré (Colombe peint des mètres et des mètres de papier. Je garde ces peintures (sans grand intérêt puisque sa vrai dessin dessus) et m’en sers de papier cadeau ou de base pour nos bricolages comme ici)
  • une paire de ciseaux
  • un stylo
  • une règle
  • une agrafeuse

matériel

La réalisation :

Après avoir tracé des lignes sur l’envers de la feuille, j’ai demandé à Colombe de couper le papier.

Découper du papier en suivant une ligne

Puis elle a former des anneaux avec les bandes de papier et les a agrafer en les faisant passer les uns dans les autres pour qu’ils forment une guirlande. C’était l’étape la plus difficile car notre agrafeuse est un peu grosse pour les petites mains de Colombe. Je l’ai donc beaucoup aidée.

agrafer du papier

En seulement quelques minutes, notre guirlande était prête ! Je l’ai agrafée à un morceau de papier sur lequel j’ai écrit : « Demain je vais à l’école ». Si j’ai choisi cette phrase c’est que nous allons déchirer chaque anneau le soir avant de nous coucher. Le Pays des Merveilles avait fait une « guirlandes des dodos » mais ma Colombe n’a jamais aimé dormir et elle traîne beaucoup pour le coucher en ce moment. Lorsque je lui ai parlé d’une guirlande de dodos, elle m’a tout de suite dit : « Mais je ne veux pas me coucher moi ! ». Déchirer un anneau qui symbolise un jour de plus de passé, c’est se donner une motivation pour aller au lit et se dire qu’ainsi le grand jour viendra plus vite (c’est une technique qui a fait ses preuves avec ma fille). Chaque enfant a une sensibilité différente. Ma fille compte les jours terminés, mais d’autres enfants préféreront compter les dodos.

Demain je vais à l'école

Colombe a tenu à accroché sa guirlande sur le frigo plutôt que dans sa chambre. Et une fois en place, elle m’a demandée de faire une photo d’elle devant son oeuvre ! Cette photo terminera bien évidemment dans son album de souvenir, et un jour (vers l’adolescence quand elle traînera des pieds pour aller en cours !) je lui rappellerai à quel point elle était impatiente d’aller à l’école pour la toute première fois !

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Le cycle du papillon – jouet en feutrine

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Je vous ai parlé de mes mésaventures avec les chenilles, et si vous me suivez sur Instagram vous savez sans doute que le sujet est devenu une obsession (mais je trouve plusieurs chenilles sur mes plantes chaque jour, mon basilic a rendu l’âme et ma menthe s’apprête à être dévorée à son tour). J’en tire mon parti en observant un peu la vie des chenilles avec mes enfants, mais je ne suis pas maso au point de les laisser terminer leur cycle sur mes plants. Alors pour expliqué le cycle du papillon aux enfants, j’ai ressorti l’excellent La Chenille qui fait des trous d’Eric Carle. J’avais aussi très envie d’objets représentant ce cycle que les enfants pouvaient manipuler, et j’ai d’abord pensé à ces reproductions en plastique très réalistes que Maman Nougatine avait présentées. Finalement, je suis tombée en admiration devant la réalisation de Cendrilène du blog Chez Kids Story qui a réalisé le cycle du papillon en feutrine sur le modèle de La Chenille qui fait des trous. Cette reproduction allait dans la continuité du livre que nous avons lu et relu (oui, je le connais par cœur !), et comme j’adore fabriquer des jouets pour mes enfants, elle était aussi une bonne occasion de me faire plaisir.

Je vous montre donc aujourd’hui ma version du cycle du papillon inspirée de l’œuvre d’Eric Carle. N’y cherchez pas une grande originalité par rapport à la version de Cendrilène car j’avoue avoir beaucoup copié tant ses petits jouets m’avaient séduite ! Les différences résident essentiellement dans le matériel : je n’avais pas de pompons à disposition pour faire la chenille et le corps du papillon, alors j’ai fait de simples tubes de tissu rouge et vert, serrés par des morceaux de fil de laine par endroits. Quant aux couleurs, là encore elles peuvent être un peu différentes de celles choisies par Cendrilène car j’ai fait avec la feutrine que j’avais à ma disposition à la maison.

Le cycle du papillon en feutrine

un petit oeuf repose sur une feuille

La chenille qui fait des trous

La chenille dans son cocon

Le cocon s'accroche sous la feuille

La chenille est devenue un superbe papillon !

Le cycle du papillon façon Eric Carle

Pour que les enfants puissent jouer, j’ai accroché au mur un morceau de bois flotté ramassé à la plage et j’ai fixé deux morceaux de velcro double place. C’est que j’ai trouvé chez Castorama (on le trouve souvent près des caisses et il existe en plusieurs couleurs). Il se découpe à la main (enfin avec pas mal de force quand même) et est repositionnable à souhait !

id-scratch

Les enfants adorent jouer avec ce cycle du papillon. Ils rejouent l’histoire qu’ils connaissent si bien, s’amusent à faire avancer la chenille à la manière des chenilles que nous avons observées sur notre terrasse, et font virevolter le papillon à travers notre appartement ! Cette reproduction est vraiment une réussite pour nous et je suis heureuse de m’être mise au travail !

Je tiens évidemment à remercier Cendrilène pour cette magnifique idée, et si vous ne connaissez pas encore son blog, alors allez la découvrir car vous verrez qu’elle fait toujours un travail magnifique !

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Le choix du cartable de maternelle

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La rentrée des classes approche ! Il y a d’un côté les mamans qui s’en réjouissent et qui se disent qu’elles vont enfin pouvoir souffler un peu, et de l’autre il y a les nostalgiques qui aimeraient profiter encore des longues journées passées avec leurs enfants ! Qu’importe de quel côté on se place, il y a un impératif auquel on ne peut pas couper : l’achat des fournitures scolaires ! En maternelle, il n’y a pas grand chose à prévoir mais il faut tout de même penser à l’indispensable cartable ! Alors voilà comment j’ai effectué ma sélection !

Petite fille portant son cartable devant un tableau

Mes critères de sélection

Un cartable de qualité

Je n’ai pas l’intention d’acheter un cartable tous les ans, alors je voulais en choisir un de qualité. Mais j’ai été confrontée à un obstacle : tous les cartables de maternelle que je trouvais étaient soient des sacs très peu cher mais de qualité douteuse (et je ne parle même pas des conditions de production…), soient des sacs très résistants mais aussi trop gros et très chers ! Un cartable de maternelle n’a pas besoin d’être très gros puisque son porteur est tout petit, et il n’a pas besoin de renforts puisqu’il ne contiendra au plus qu’un change, un doudou et éventuellement une tétine.

Un prix raisonnable

J’ai tout de même trouvé quelques cartables qui correspondaient à mon premier critère dans des boutiques spécialisées, mais ils étaient à des prix vraiment trop élevés. Même si je ne veux acheter qu’un seul cartable pour la maternelle et que par conséquent il sera utilisé pendant 3 ans, je trouve que 80€ est un prix trop élevé (oui, j’ai sérieusement vu des cartables de maternelle à ce prix). J’avais décidé de mettre entre 30 et 50€ (grand maximum, en cas de très gros coup de cœur) mais je n’ai rien trouvé dans cette fourchette de prix. Ou plutôt, si , il y avait un cartable qui correspondait à tous mes critères, mais ni ma fille ni moi ne le trouvions particulièrement joli.

Un cartable neutre

Je vous l’ai dit, j’ai acheté le cartable de ma fille pour qu’elle le garde toute la maternelle. J’ai donc voulu un cartable sans licence. Ma fille a des sacs Reine des Neiges, Hello Kitty et autres, mais je réserve leur usage aux loisirs. Les modes passent, ma fille se lassera un jour de tout ça (oui, oui ! Même de la Reine des Neiges !) alors je voulais son cartable le plus neutre possible pour qu’elle ne puisse pas me dire un jour : « C’est nul, c’est pour les bébés ça ! ».

Pas de prénom inscrit dessus

Je vois beaucoup d’enfants avec un cartable sur lequel est inscrit leur prénom. Sur le principe je trouve cela adorable et c’est une belle manière de personnaliser ses affaires. Mais dans les faits je ne peux m’empêcher de penser qu’une personne malveillante peut appeler l’enfant et gagner sa confiance juste parce qu’elle aura vu son prénom sur son sac. On peut toujours répéter à nos enfants de ne pas parler à un inconnu, mais dans leur tête une personne qui connaît leur prénom n’est peut-être pas un inconnu. Quant à surveiller nos enfants, c’est vrai. Mais ce genre de drames peuvent se produire en une seconde : il suffit que le bébé pleure, que le petit frère tombe. On détourne son attention quelques secondes et son enfant a disparu ! Alors je ne tente pas le diable. (ceci n’est qu’une opinion personnelle et je respecte totalement ceux qui choisissent un sac avec le prénom de leur enfant. Je voulais juste exposer mon point de vue)

Et ce cartable alors ?

Cartable de maternelle : Kickers

C’est en discutant avec mon amie Queen Mama qu’elle m’a conseillée de faire un tour sur le site Edisac qui propose des sacs de grandes marques et de qualité à des prix raisonnables. Et c’est là que j’ai trouvé mon bonheur ! Un joli petit cartable rose et violet de la marque Kickers à 30 €. Je n’ai jamais été déçue par la qualité des chaussures et des sacs de la marque Kickers, alors j’étais en confiance de ce point de vue. Encore une fois, cette marque tient ses promesses puisque le cartable semble résistant. Il est fait proprement et pas une couture ne dépasse. Il se ferme à l’aide d’aimant, ce qui est bien plus simple que des boutons ou des pressions pour un petit enfant. On peut le porté par la poignée ou le mettre sur ses épaules, et sur le dos (à l’abri des regards malveillant) on peut insérer une petite étiquette avec le nom de l’enfant.

Ce cartable réunit tous mes critères et il plaît énormément à ma fille qui ne désire plus qu’une seule chose : l’emporter à l’école ! Il va falloir attendre encore quelques jours !

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Jouer avec des bouchons

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Voilà une activité totalement improvisée et que l’on peut facilement reproduire chez soi ! Je suis sûre que comme moi vous avez quelque part un gros stock de bouchons de plastique qui attendent d’être déposés dans les associations qui les collectent ! À cela s’ajoutent deux gros bacs : comme nous avons fait beaucoup de rangement ces derniers jours, nous avons vidé 2 grosses caisses en plastique très solides dont j’ai pu me servir pour cette activité. Enfin, j’ai sorti quelques pinces et une louche que j’avais dans ma cuisine. J’ai déposé le tout sur la terrasse à disposition des enfants et je les ai laissés jouer.

bacs et bouchons de plastique

bouchons de plastique, louche

attraper des bouchons avec une louche ou un pince

Bacs et bouchons

Les enfants ont pris beaucoup de plaisir à attraper les bouchons avec la louche ou avec les pinces, s’entraînant à la motricité fine au passage. Ils ont transvasé les bouchons d’un bac à l’autre, les ont lancé en visant les bacs, ont renversé les bacs par terre puis remis les bouchons dedans. Ils ont même fini par transformer les bacs en baignoire et m’ont affirmé « prendre un bain de bouchons ». Bref, à peu de frais ils se sont amusés pendant de longues minutes. Les bacs resteront sur la terrasse encore quelques jours durant lesquels je suis certaine que les enfants s’inventeront encore de nombreux jeux !

bouchons

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Activité nature : observer les chenilles

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Comme chaque été, les chenilles ont envahi mes plantes ! Chaque année je tente tout mon possible pour les chasser par des moyens naturels, et chaque année j’échoue. Ou plutôt, je me retrouve à prendre les chenilles une par une et à les retirer de mes plantes… C’est assez long et fastidieux, mais depuis l’année dernière j’en profite pour faire découvrir les chenilles à ma Colombe.

Nous avons commencé par observer ces petites bêtes. Colombe a remarqué qu’elles n’avaient pas de pattes tout le long de leur corps ou même qu’elles n’étaient pas toutes pareil. Même si toutes les chenilles qui élisent domicile sur notre terrasse sont vertes, certaines ont de longs poils, alors que d’autres ont un corps bien lisse. Elle a aussi remarqué que les chenilles pouvaient parfaitement tenir la tête en bas ! Colombe a également remarqué que les chenilles ne mangent pas n’importe quoi : l’année dernière elles avaient beaucoup apprécié mes géraniums citronnés, alors qu’elles n’ont pas touché à mon papyrus ! Mais ce qu’elles aiment par dessus-tout, c’est mon basilic et ma menthe (et comment je me fais mon mojito mon thé à la menthe moi maintenant ? !)

Chenille velue

Chenille verte

Chenille à l'envers

Suite à ces observations, j’ai acheté l’excellent livre d’Eric Carle La Chenille qui fait des trous. Dès la première lecture, Colombe (2 ans 1/2 à l’époque) a adoré ce livre et elle m’a demandé de le lire tous les jours, plusieurs fois par jour, et même parfois plusieurs fois de suite ! Aujourd’hui, à 3 ans 1/2, Colombe réclame ce livre bien moins souvent, mais elle aime toujours le lire. D’ailleurs elle le connaît par choeur ! Petit O’ (19 mois) commence à l’apprécier aussi !

Ce livre présente le cycle d’évolution de la chenille en suivant les jours de la semaine. Il peut être un support pour la reconnaissance des couleurs et permet aussi à l’enfant d’apprendre à compter et à dénombrer. Bref, ce livre est une mine d’or pour les apprentissages !

La Chenille qui fait des trous

La chenille qui fait de trous : début

La Chenille qui fait des trous : repas

Même si j’aimerais que notre observation des chenilles ne dure pas trop (eh oui, car tant qu’on peut les observer c’est qu’elles détruisent mes plantes !), nous aimons beaucoup lire l’histoire de la chenille et je parie que vous allez encore en entendre parler !

Cet article est ma participation au rendez-vous L’enfant et la Nature du blog 1 maman 2 filles

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Motamotez – 123 jouez

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Place au jeu aujourd’hui ! Et comme il n’y a pas que les enfants qui ont le droit de s’amuser, à l’occasion du rendez-vous 123 Jouez de mon amie Maman & Pipelette, je vais vous parler d’un jeu de société plutôt pour adultes :  Motamotez des éditions Cat’s Family. Voilà encore un jeu que nous avons découvert au Festival des Jeux de Cannes cette année, mais nous n’avions pas eu l’occasion d’y jouer avant cet été.

motamotez-boite

Un jeu sur la francophonie

Grands amateurs de jeux et amoureux de la langue française, mon mari et moi avons tout de suite été interpellés par cette boîte sur laquelle figure en bonne place le logo de l’Organisation Internationale de la Francophonie. Le monde de la francophonie est très vaste : il s’agit autant des parlers régionaux que des différentes langues françaises utilisées dans le monde. Motamotez est composé de cartes qui présentent des expressions dont il faut trouver le sens dans le français qu’on utilise (pour mon mari et moi ça sera en français de France !). Et quand il parle de francophonie, ce jeu ne ment pas car il faudra deviner autant d’expression d’Afrique, du Québec ou de nos régions françaises !

Le jeu

motamotez-jeu

Motamotez est composé de deux types de cartes :

  • Les cartes mot-expression : présentent une expression en indiquant sa provenance. Le maître du jeu lit l’expression et les joueurs essayent de découvrir sa signification. Si les joueurs ne trouvent pas, le maître du jeu peut leur divulguer 2 indices.
  • Les cartes quiz : le maître du jeu lit le mot à trouver ainsi que sa provenance, puis il énonce 4 réponses possibles. Les joueurs votent alors pour la réponse qu’ils pensent être juste en posant une carte indiquant A, B, C, ou D devant eux.

Le maître du jeu change régulièrement au cours de la partie.

La boîte indique que l’on peut jouer à partir de 8 ans. Très sincèrement je pense que très peu d’enfants de cet âge seraient capables d’y jouer car il faut une bonne maîtrise de  la langue française. Je l’indiquerai plutôt à partir de 15 ans, voire 12 ans pour des enfants très cultivés.

Attention, jeu addictif

Le principe du jeu est vraiment très simple, ce qui permet d’intégrer la règle rapidement et de découvrir de nombreuses cartes. Et chaque carte découverte est l’occasion d’apprendre une expression de plus ! Saviez-vous que les enfants bretons allaient à l’école avec une vache* ? Et nos amis Suisses parviennent à être déçu en bien** ! Les Québécois eux, mangent des chiens chauds*** ! Quant à la signification de l’expression « motamoter » qui nous vient du Cameroun, vous l’aurez sans doute deviné, il s’agit de « répéter mot à mot ».

On se prend vite au jeu et l’on veut toujours découvrir de nouvelles expressions car elles sont souvent drôles, très imagées et remettent notre langue dans une autre perspective. Mais comme je l’ai dit, c’est un jeu très addictif ! Nous avons eu l’occasion d’en faire quelques parties avec des amis cet été, et à chaque fois, nous poursuivions le jeu en essayant d’employer les expressions apprises autant que nous le pouvions dans notre quotidien !

Je vous conseille d’aller faire un tour chez les éditions Cat’s Family dont je vous reparlerai certainement pour vous présenter des jeux pour enfants cette fois. Vous pourrez vous procurer tous leur jeux (et donc Motamotez) sur leur site internet.

Motamotez, jeu d’Yves Hirschfeld, Romain Eyheramendy et Salah Ben Meftah aux éditions Cat’s Family et en partenariat avec l’Organisation Internationale de la Francophonie
à partir de 8 ans (d’après la boîte, mais je dirai plutôt 12 ou 15 ans)
3 à 10 joueurs
Partie : 30 minutes
Prix : 15€ (hors frais de port)

Si comme moi vous aimez la langue française, alors n’hésitez pas et offrez-vous ce jeu, mais rappelez-vous qu’après une partie vous risquez de parler plusieurs français à la fois !

Je profite de cet article pour faire un petit coucou à mes lecteurs de toute la Francophonie ! Ce blog m’a permis de faire déjà de belles rencontres en Suisse, en Belgique et au Québec ! Merci à vous pour votre fidélité et vos messages !

*un cartable

**agréablement surpris

***de hot dog  et sur ce point j’avoue qu’heureusement que les québécois sont là pour défendre le Français des trop nombreux anglicismes !

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Liste de nos envies

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Voici une petite nouveauté sur le blog, les listes de nos envies. Je n’ai jamais rédigé de tels articles car j’avais l’impression que c’était un peu comme réclamer les objets que je mettais sur ma liste. Mais finalement, à force de lire des listes d’envies chez les copines blogueuses, je me suis rendue compte qu’elles avaient quand même plusieurs qualité. Pour les mamans, c’est l’occasion de découvrir de nouveaux produits adaptés à l’âge de leur enfant. Ces listes sont aussi une source d’inspiration pour les personnes qui souhaitent gâté un enfant mais qui n’ont aucune idée des modes actuelles. Pour nos proches, c’est l’occasion de connaître les goûts de nos enfants. Enfin pour moi, c’est une sorte de pense-bête ! Combien de fois je me suis dit qu’il fallait que je note les envies de toute la famille au fur et à mesure afin de ne pas me retrouver dépourvue d’idée quand on doit faire un cadeau ! Je rédigerai donc des listes d’envies de temps en temps, au fil des grands événements de l’année (Noël, anniversaire, rentrée scolaire…) mais sans rythme particulier.

Je commence aujourd’hui avec notre liste d’envie de la fin de l’été ! Pourquoi une liste maintenant ? C’est surtout Colombe qui va m’inspirer aujourd’hui car en grandissant, ses goûts s’affirment et il n’est pas rare qu’elle me dise : « Tu sais maman moi je voudrais bien ça ! »

Les envies de Colombe (3 ans 1/2) :

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  • Les Num Noms : ces petites glaces à empiler sont vraiment adorables ! Colombe les a découvertes au supermarché et j’avoue que j’ai craquée aussi pour ces petites figurines qui sentent bon !
  • Buzz l’éclair et Woody : ici nous sommes fans de Toy Story et Colombe rêve d’avoir les vrais Woody et Buzz à la maison !
  • Un pyjama Princesse Sofia : Colombe en a vu un récemment et elle en a eu très envie. Le pyjama était vraiment trop chaud pour la saison et elle n’est pas vraiment en manque, mais je pense que n’importe quoi avec la princesse lui plairait. Pour ma part, j’apprécie beaucoup ce dessin animé, alors je ne suis pas contre les produits dérivés (enfin dans la limite du raisonnable, parce qu’habiller ma fille de la tête aux pieds avec des licences, très peu pour moi !).
  • Les Recettes de Rémy, tout le monde peut cuisiner : le livre de recette du film Ratatouille plairait à coup sûr à ma petite chef en devenir ! Pour plus de détails, allez voir les articles de Extraordinaire maman pivert ici et ici.

Les envies de Petit O’ (19 mois) :

envies_garcon_18mois

  • « Manny Titi !!!! » Voilà ce qu’on entend toute la journée ! Nous avons un DVD de Manny et ses outils à la maison et Petit O’ l’adore ! Alors je crois qu’il serait fou s’il pouvait jouer avec son petit héros et ses outils !
  • Le zoo transportable Playmobil 1 2 3 : j’ai remarqué que Petit O’ aimait bien jouer avec les Playmobil. Nous en avons peu, alors je pense qu’il serait ravi qu’on agrandisse notre collection ! Et quoi de mieux que le zoo pour un petit garçon amoureux des animaux ?
  • La trottinette Globber 4 en 1 : Petit O’ rêve d’emprunté la draisienne de Colombe, mais il est trop petit et ses pieds ne touchent pas terre quand il est dessus. Alors je suis certaine que cette trottinette évolutive le plairait !

Mes envies :

Bah quoi, j’ai bien le droit d’avoir des envies aussi ? Et là vous allez voir que je suis largement influencée par les modes actuelles !

envies_mamans

  • Le grand arc-en-ciel de Grimms : oui, c’est LE jouet à la mode en ce moment. Mais c’est surtout un arc-en-ciel (donc j’adore) et un objet de déco hyper coloré (donc j’adore) ! Je le place sur ma propre liste même si c’est un jouet car honnêtement, même s’il plairait aux enfants, je sais que c’est moi qui serait la plus heureuse si on en avait un !
  • La Light Box : c’est l’objet déco du moment (ok, j’ai un an de retard je crois). Jusque-là j’ai toujours résisté, mais en réalité j’en ai très envie ! Et en plus je viens d’en trouver une rose ! Avec un set de symboles de couleurs elles serait absolument magnifique chez moi ! Je dis ça, je ne dis rien…

Et voilà  notre liste d’envies du moment ! Alors, ça vous plaît ? Avez-vous déjà certains de ces produits ? Et vous, qu’est-ce qui vous ferait envie ? oui, je pose plein de questions aujourd’hui !

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Quelle Histoire Magazine

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Vous vous souvenez des petits livres de la collection Quelle Histoire ? Et des Petits Explorateurs, les guides touristiques pour enfants ? J’ai adoré ces deux collections, alors quand j’ai su que les éditions Quelle Histoire lançaient Quelle Histoire Magazine, je suis allée l’acheter tout de suite ! Le n° 1 m’a complètement séduite, mais je n’avais pas eu le temps de vous en parler. Le n° 2 étant encore dans les kiosques, c’est celui que je vais vous présenter. Et pour cette présentation, je serai accompagnée d’Erik Le Rouge, le guerrier viking sans peur !

Quelle Histoire Magazine n°1 et n°2

Quelle Histoire Magazine

Chaque numéro commence par un dossier de plusieurs page sur un sujet donné. Pour le premier numéro c’était la Démocratie, pour le deuxième, c’est la préhistoire (et le troisième numéro abordera le temps des chevaliers, avis aux amateurs !). Chaque dossier est composé de définition de termes, d’explication de concept ou d’action autour du thème (ici, une explication sur l’archéologie et sur l’Afrique en tant que berceau de l’humanité). À chaque fois, il s’agit de textes courts et très clairs : les enfants peuvent choisir de lire un seul paragraphe, une ou plusieurs pages en fonction de leur âge et de leur capacité. Ainsi les plus jeunes ne se découragent pas ! Il y a aussi toujours des petits jeux (cherche et trouve) et même une histoire à écouter en allant sur le site de Quelle Histoire ou en scannant un QR code !

Quelle Histoire Magazine : Dossier Préhistoire

Le chapitre suivant est consacré aux inventions ! Ici on nous présente Marie Curie par une biographie, une bande dessinée et un petit jeu.

Quelle Histoire Magazine : invention

Puis vient le chapitre des Petits Explorateurs, et Jeux Olympiques obligent il s’agit d’une présentation de Rio ! La carte présente la ville et les infrastructures pour la compétition, puis, suivent quelques paragraphes autour des JO de manière général, sur la candidature de Paris pour 2024.

Quelle Histoire Magazine : Petits Explorateurs

Le dossier civilisation parle des Vikings et Erik Le Rouge en est super fier ! Erik nous présente son quotidien, sa manière de s’habiller, et même les prénoms que peuvent porter ses amis ! Le dossier est vraiment très complet et abordable pour les enfants grâce aux jolis dessins (comme toujours dans les éditions Quelle Histoire) et comme à chaque fois, il est ponctué de jeux et de bande dessinées.

Quelle Histoire Magazine : Civilisation

Erik nous montre alors les portraits du mois, les dernières parutions des éditions Quelle Histoire. Et j’avoue que l’histoire de Dali me tente beaucoup !

Quelle Histoire Magazine : Portraits du mois

Enfin vient la partie que j’ai préférée : l’interview d’un personnage célèbre ! Les enfants envoient les questions qu’ils veulent poser au personnage interviewé le mois suivant, et ils retrouvent les réponses dans le magazine. Comme ce sont des questions d’enfants, elles sont souvent très originale et pleine de légèreté !

Quelle Histoire Magazine : interview

Enfin, le magazine se termine par des sujets d’actualité liés à l’histoire, des petits jeux et un lexique reprenant les termes important dans le numéro. Puis, le clou du spectacle, les Paper Toys à fabriquer ! Erik Le Rouge était à découper directement dans le magazine, mais d’autres paper toys sont disponibles sur le site !

Mon avis

Mes enfants sont trop petits pour lire Quelle Histoire Magazine, alors je l’ai acheté pour mon propre plaisir. Mais j’ai tout de même regardé quelques parties avec Colombe (3 ans 1/2). Nous avions déjà parlé de l’Égypte dans le cadre du rendez-vous « voyageons ludique », le premier numéro du magazine l’a donc beaucoup intéressée car elle revoyait des choses qu’elle connaissait. De mon côté, je l’ai trouvé vraiment très intéressant : oui, j’ai un Master 2 en Histoire et je lis des magazines pour les 7-10 ans, mais c’est la preuve de la qualité de ce magazine, non ? Je le recommande donc car il me semble être une base ludique pour aborder l’histoire. Il est idéal pour les enfants d’école primaire, mais je suis persuadée que certains enfants de maternelle un peu curieux pourraient l’aborder sans difficulté (au moins en partie).

Quelle Histoire Magazine, 4,90€ (disponible en kiosque ou en abonnement sur le site de Quelle Histoire)

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Mon accouchement par voie basse après une césarienne

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Ah je vous ai tenues en haleine toute la semaine n’est-ce pas ? Allez, soyez gentilles, laissez moi croire que vous avez attendu cet article avec impatience ! La semaine dernière j’ai fait un petit bilan des prérequis pour accoucher par voie basse après une césarienne, alors cette semaine, comme promis c’est de ma propre expérience que je vais vous parler !

Convoquée à la maternité

Une grossesse, c’est long… et d’ailleurs parfois c’est plus long qu’on n’aurait pu croire ! Nous voilà le 26 décembre 2014, Bébé est toujours bien au chaud dans mon ventre et ne montre pas signe de vouloir sortir. Pourtant le terme est prévu 4 jours plus tard… Mais sa grande sœur a pointé le bout de son nez avec 5 jours de retard, alors je me fais une raison. Depuis un mois je suis tiraillée entre l’envie de laisser faire les choses naturellement afin d’accoucher par voie basse, et celle d’aller supplier qu’on me fasse une césarienne. Cette césarienne qu’il fallait bien que j’accepte puisqu’elle avait de grande chance d’arriver. Cette césarienne que je sentais se rapprocher alors que le terme arrivait et qu’aucun signe d’accouchement ne se manifestait. Finalement, elle aurait réglé le problème de l’accouchement trop long que j’ai vécu la première fois. Et une deuxième césarienne en aurait entraîné une 3ème pour un futur enfant, et elle m’aurait évité de revivre cette angoisse des derniers jours où on ne sait jamais quand la naissance va enfin avoir lieu.

Bref, nous sommes le 26 décembre 2014 et je suis convoquée en avance pour le dépassement de terme (l’équipe médicale avait convoqué les dépassements de terme plus tôt à cause de Noël et du week-end qui arrivaient). Papa À Dada ! et moi prévenons Colombe (22 mois à l’époque) que nous allions voir si le petit frère arrivait, et que pendant ce temps elle irait à la plage avec Grand-père et Grand-mère. Après une série d’examen et un monitoring montrant des contractions toutes les 15 minutes, j’ai eu le droit à un désespérant : « Vous êtes dilatée à 1, comme il y a un mois. Rentrez chez vous ça n’est pas pour maintenant ».

Nous sommes le 28 décembre 2014, jour du terme. Je suis de nouveau convoquée à la maternité. Papa À Dada ! et moi prévenons (encore) Colombe que nous allions voir si le petit frère arrivait, et que pendant ce temps elle irait à la plage avec Grand-père et Grand-mère. Après une série d’examen et un monitoring montrant des contractions toutes les 10 minutes, j’ai eu le droit à un encourageant : « Vous êtes toujours à 1, mais si vous voulez je peux essayer de décoller la membrane pour accélérer un peu les choses. ». Après un premier essais infructueux, la sage-femme me dit qu’elle préfère arrêter car elle voit que j’ai mal. Je lui réponds alors : « J’ai supporté 19h de contractions sans péridurale pour mon premier accouchement, c’est pas ça qui va m’arrêter ! » (vous sentez mon air aimable là ?). La sage-femme essaye, encore, encore… Rien. « Rentrez chez vous ça n’est pas pour maintenant ».

Nous sommes le 30 décembre 2014 et je désespère… un peu… Je suis convoquée à la maternité. Papa À Dada ! et moi prévenons (encore, encore) Colombe que nous allions voir si le petit frère arrivait, et que pendant ce temps elle irait à la plage avec Grand-père et Grand-mère (oui, Grand-père et Grand-mère adorent la plage).  Encore un monitoring et cette fois les contractions se présentent toutes les 7 minutes. Si je les avais senties, elles auraient été le signe d’un accouchement qui commence. Mais voilà, je ne les sens pas… D’ailleurs, je ne sens plus rien et je n’y crois plus. Je me dis que je suis peut-être moitié éléphante et que mon temps de gestation est de 2 ans, qu’il faut que je me fasse une raison, que je n’accoucherai peut-être pas avant longtemps… La sage-femme m’examine : « Vous êtes à 2, votre accouchement sera un peu particulier du fait de votre première césarienne. Et comme ça n’a pas vraiment l’air de progresser pour l’instant, je vais appeler le médecin pour savoir ce qu’il en pense ».

Le médecin arrive, m’examine, regarde la sage-femme et lui dit : « Mais la dame est à 3 ! ». La sage-femme me ré-examine : « La dame est à 3 ! ». Je suis à 3. Je suis soulagée ! Mon accouchement a officiellement commencé, mais maintenant reste à savoir combien de temps cela durera ! Je vous rappelle que la dernière fois ça a duré 29h, alors oui le temps que ça prendra fait partie de mes préoccupations !

Dialogue et prise de décision

L’accouchement a donc commencé très timidement. La sage-femme, le médecin et moi commençons à parler de ce que nous envisageons pour que cet accouchement se passe mieux que le premier. Dans mon dossier se cachait mon projet de naissance. Je ne l’ai pas sorti, mais l’avoir rédigé m’avait aidée à avoir les idées claires. J’ai donc exposé ma vision des choses : « Je voudrais accoucher par voie passe si c’est possible, tout simplement parce que c’est ce qui est naturel. Mais je ne suis pas prête à tout pour ça. Quand on a sorti ma fille, il a fallu la réanimer et la transférer dans un autre hôpital. Je ne veux revivre ni la peur, ni la séparation pour cette naissance. Je veux essayer la voie basse, mais au moindre problème je veux qu’on sorte mon bébé avant que sa santé ne soit en danger. » Le médecin m’a alors exposé les deux possibilités :

  • rentrer chez moi et attendre que l’accouchement se mette réellement en route naturellement en courant le risque d’un accouchement de nuit. Pourquoi le risque ? Parce qu’en accouchant de nuit, dans l’éventualité d’une césarienne, les choses se feraient bien moins rapidement que de jour car il faudrait attendre que toute l’équipe médicale d’astreinte arrive à l’hôpital.
  • entrer en salle d’accouchement dès maintenant et recevoir une faible dose d’ocytocine qui pourrait accélérer un peu l’accouchement. Voir comment les choses évolue et faire une césarienne avant la fin du service de jour si on constate que l’accouchement traîne en longueur.

La sage-femme, le médecin et moi avons parlé un moment, mais ma décision n’a pas été difficile à prendre : il est midi je m’apprête à monter en salle d’accouchement et si le bébé n’est pas né à 19h, on me fera une césarienne. Je suis rassurée car je sais que l’équipe veut autant que moi que tout se passe bien. Personne ne cherche à jouer les héros ou à laisser faire la nature à tous prix.

En place !

Je passe un petit coup de fil à ma Colombe pour lui expliquer que le petit frère s’est enfin décidé et que d’ici ce soir il serait né. Puis je monte à l’étage de la maternité toute excitée, on y est ! Le moment qui a suscité tant d’interrogations pendant ces 9 derniers mois est enfin arrivé !

Une gentille sage-femme (que nous appellerons Cécile) se présente. Elle me demande d’aller me changer et d’enfiler une chemise d’hôpital sans forme et largement ouverte à l’arrière. Bon, Cécile est gentille, mais je sens qu’avec sa chemise, elle essaye de m’embarquer dans un mauvais plan. Et pour cause, une fois la chemise enfilée, laissant apparaître au grand jour mon dos et mes magnifiques sous-vêtement de grossesse 100% coton, Cécile me demande de traverser les couloirs de la maternité jusqu’à la salle d’accouchement la plus éloignée (Je crois sincèrement que faire marcher les patients avec leur derrière exposé de la sorte est une épreuve officielle d’une sorte d’olympiade du monde hospitalier !). Sur le chemin, nous croisons Papa À Dada ! qui a l’air perdu avec nos manteaux et son sac à la main. Cécile lui dit : « Je vous ai dit de tout poser dans un casier dans cette salle et d’enfiler une tenue pour nous rejoindre, ça n’est toujours pas fait ? » (faire croire aux papas qu’ils ne comprennent rien est sûrement une autre épreuve de ces Olympiades !). Finalement nous nous retrouvons tous dans la salle d’accouchement.

L’anesthésiste va arriver et je demande à Cécile si elle peut rester avec moi pendant qu’on me pose la péridurale. Immédiatement elle me demande : « Pourquoi, ça s’est mal passé la première fois ? ». Je lui réponds : « Au contraire, ça s’est très bien passé. La sage-femme était restée près de moi et m’a aidée à me détendre. J’aimerais que cela se passe de la même façon. ». Et j’ai senti que ça lui a fait plaisir à Cécile de comprendre que j’apprécierai son aide, car bien qu’elle était débordée, elle a tout fait pour que je sois accompagnée ! Et j’étais détendue pour cette péridurale. Tellement détendue que lorsque l’anesthésiste a échoué à la poser la première fois, je lui juste dit de recommencer. Et lorsqu’elle a échoué une deuxième fois, m’expliquant qu’elle pouvait essayer une fois mais pas plus, je lui ai dit : « Pas de problème », sans vraiment réaliser que si elle n’y arrivait pas la 3ème fois, j’accoucherai sans péridurale ! Bref, j’étais sur mon petit nuage.

Me voilà prête. L’ocytocine devrait m’aider à accoucher et la péridurale est posée (eh oui, la 3ème fut la bonne !). Allongée sur la table d’accouchement je fais remarquer à l’infirmière anesthésiste que la vue est vraiment exceptionnelle pour accoucher ! Elle me lance un regard bizarre, se demandant si je ne suis pas en train de sombrer en plein délire. Je m’assoie et réalise que si lorsque j’étais allongée j’avais vue sur une colline avec un beau mas provençal entouré d’olivier, la fenêtre donne en fait sur le parking des urgences. Bref, je me rallonge et retourne à mon mas provençal !

Papa À Dada ! s’installe « confortablement » sur sa chaise de camping en plastique (oui, j’en ai parlé ici !), nous sortons l’intégrale de Kaamelott (tant qu’à attendre autant le faire en rigolant !) et nous attendons (et Papa À Dada ! me fait des massages des pieds parce qu’il est juste formidable !). Je sens déjà les premières vraies contractions !

Les choses sérieuses commencent

Je ne sais pas quelle heure il est, 16h, ou 17h… Je ne regarde pas vraiment la montre. Cécile vient de m’examiner, je ne suis qu’à 5. Ça progresse très doucement, mais c’est toujours plus rapide que pour mon premier accouchement. Elle me propose de changer de position pour essayer d’accélérer les choses. Je me retrouve donc allongée sur le côté, une jambe en l’air dans une position d’un glamour que je n’aurais jamais imaginé ! Entre ça et la chemise ouverte, je crois que Cécile marque beaucoup de points pour ses olympiades avec moi ! Voulant garder un peu de dignité, je demande à Papa À Dada ! d’aller chercher la valise dans le coffre de la voiture, et je lui propose d’aller manger un peu à la cafétéria. Il quitte la pièce et je commence à me reposer dans cette position naturelle et sexy !

Pas pour longtemps. Je sens toujours les contractions, mais cette fois elles me font mal, elle me font très mal ! En fait je ne sens plus la péridurale. J’appelle. On tarde à venir, alors j’appelle une nouvelle fois. Une gentille aide soignante un peu perdue arrive. Elle m’aide à me remettre dans une position un peu plus académique (et vlan Cécile, t’as perdu cette épreuve des olympiades !). Cécile ne peut pas venir car elle fait naître un bébé. On va appeler l’anesthésiste. J’attends, j’ai mal. Papa À Dada ! revient. Il voit que j’ai mal mais ne peut rien faire (oui parce que les massages des pieds, c’est bien mais ça ne fait pas de miracle non plus ! ). Cécile arrive presque en courant. Elle m’examine et ouvre de grands yeux : « Vous êtes passée de 5 à 8 ! ». L’anesthésiste arrive, elle me remet une dose dans la péridurale (et je la bénie !) en m’assurant que cela ferait effet le temps qu’on s’installe. L’agitation retombe un peu, et Cécile se prépare.

Mon mari à mes côtés, mes pieds dans les étriers (encore une position sexy !), on me donne quelques consignes et je me mets à pousser. Je n’ai aucune notion du temps, j’essaye juste de me concentrer et de faire sortir mon bébé. Après quelques poussées Cécile me prend la main et me dit : « Touchez, c’est la tête de votre bébé. ». Je sens ses cheveux et je réalise que tout va bien se passer. Je verse une larme et Cécile sourit : « Ça c’est de la joie ! ». Oui. Je continue de pousser. Je sens les contractions venir avant qu’on ne les voit sur le monitoring. Je les sens bien mais elle ne me font pas mal. Je préviens Cécile dès qu’une nouvelle arrive. Ça va de plus en plus vite, je suis fatiguée mais je donne tout. Et puis Cécile s’agite, me dit : « Arrêtez de pousser, laissez moi faire », et enfin : « Venez, il est là attrapez le ! ». Elle avait compris ce dont je n’avais osé parler à personne. Ce qui pour moi était impossible tant mon premier accouchement fut difficile. Je rêvais d’attraper moi-même mon bébé mais n’osais pas le demander.

Je prends mon bébé et le pose contre moi. Je le serre, et je ne le lâche plus du regard. Il est là, en bonne santé et ça a été facile. Grâce au dialogue avec l’équipe médicale qui a su me rassurer, j’ai vécu cet accouchement sereinement.

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Nous sommes le 30 décembre 2014, il est 19h passé et je viens de recevoir le plus merveilleux cadeau de fin d’année : mon Petit Olivier ! Hihi ! oui, Olivier, vous vous souvenez de la vue sur le mas provençal ?  😉

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